Entretien avec les acteurs de l'Ostéopathie française
Michel Fischer : Un parcours ostéopathique atypique
Le Site de l'Ostéopathie (SdO) - Michel, je voudrais d'abord te remercier d'accorder au Site de l'ostéopathie cette interview et d'avoir accepté de répondre à nos questions. Beaucoup d'ostéopathes te connaisse par tes prises de position, par les nombreuses tribunes libres que tu as données ; beaucoup save que tu as participé depuis de nombreuses années à la construction et la reconnaissance de l'ostéopathie en France, mais peu connaisse ton parcours. Pourrais-tu nous dire un peu de toi : quel est ton âge, quelle fut ta formation étudiante, en quoi la kinésithérapie dont tu es diplômé d'Etat t'as permis d'aller vers l'ostéopathie, comment cela s'est passé pour toi, et ce que tu fais actuellement ?
Michel Fischer (MF) - Jean Louis, merci de me donner une fois encore la « parole » sur ton site.
Je vais essayer de restituer « ma » vérité concernant l’histoire de l’Ostéopathie, à partir de 1970 telle que je l’ai vécue.
Au delà de ma petite personne, il importe de redonner leur vraie place à certains évènements que j’ai eu à connaitre, soit en tant que spectateur soit en tant qu’acteur.
Avant cela, je me présente:
A 68 ans je fais un bilan provisoire sur ma vie Ostéopathique :
Diplômé de Kinésithérapie en 1967, je m’interrogeai très tôt sur d’autres possibilités de traitement; c’est un patient « bloqué du dos », que je ne savais pas améliorer rapidement avec mes techniques kinésithérapeutes, qui m’indiqua à ma deuxième visite, alors que je constatais un énorme progrès, qu’il avait consulté un Ostéopathe !
Il me fallait m’instruire sur cette discipline « magique » !
J’achetai le livre de Robert MAIGNE, le relu deux fois, attentivement, et me lançai, tout seul, dans des manipulations selon la « non douleur »…J’y allai de bon cœur, prenant tous les risques, sans formation véritable, avec mon bagage de kinésithérapeute !
SdO - Quel est ton parcours vers l'ostéopathie, l'école qui t'as formé, les enseignants qui t'ont marqué ?
MF - De 1970 à 1974, je travaillais chaque vendredi soir, à Paris, chez Monsieur BOUCHAREL, avec un groupe d’aveugles (il était lui-même non-voyant) sur les manipulations avec thrust de la colonne vertébrale et quelque peu sur le périphérique.
BOUCHAREL faisait partie, avec quelques autres, de rencontres de travail « sur le tas » (WANONO, QUÉGUINER, Bob BENICHOU, PEYRALADE, Paul GENY….).
Je n’ai jamais cessé de pratiquer les manipulations avec thrust, depuis ce temps là !
En 1978 je m’inscris à l’IWGS, l’ancêtre du COS, pour 5 années en séminaires de formation réservée aux Kinésithérapeutes (il n’existait pas en France de formation « initiale » à cette époque!).
J’ai rencontré de nombreux enseignants, dont certains, avec leur qualités et leurs défauts sont restés dans les mémoires comme Régis GODEFROY, Jean JOSSE, Bernard BARRILLON, et les jeunes professeurs de l’époque comme Jacques WEISCHENK, Raymond SOLANO, Léopold BUSQUET, Michel ROQUES …que j’ai vu débuter !
En 1983, j’obtiens d’un jury international, un CO/DO (cette formule n’a pas résisté à la mise en place ultérieure d’un DO, qui justifiait d’une inscription complémentaire en école d’Ostéopathie, ce qui m’interpelait quand à la probité des écoles !).
Donc, dès 1983 j’ouvrais un cabinet au 32, boulevard Malesherbes 75008 Paris, et dans le même temps je prenais la direction des études au sein d’une nouvelle école d’Ostéopathie, IFOTEC (actuellement IPEO), pour un enseignement sur cinq années, en cours du soir, réservé, en principe, aux paramédicaux.
Puis j’ai enseigné dans les années 1994/2000 en Italie durant six années, intervenant part ailleurs, ponctuellement, en Belgique, en Espagne, en France…
Actuellement, et depuis 2006 je suis Directeur pédagogique à IDO/PARIS.
J’ai poursuivi au fil du temps des études ostéopathiques avec le CETMO (kinésiologie chiropratique), paramètres mineurs avec JALLAIS, minimum levier avec Steeve SANDLER, échangé avec de nombreux ostéopathes, étiopathes et chiropracteurs.
J’ai aussi obtenu deux DU (DU d’anatomie appliquée à la clinique et à l’imagerie, et DU d’éléments de pathologie médicale et chirurgicale), utiles dans la pratique quotidienne.
Maintenant je réponds aux questions de parcours professionnel et politique:
SdO - As-tu participé à la création de la FOF ?
MF - En 1979, je fus Président, à la suite de Dominique LAUFER de l’ATM (Association de Thérapie Manuelle qui regroupa les étudiants de l’IWGS et ATSA Lyon et Marseille ainsi que les CO durant deux années en attendant leur inscription à l’IFO (Institut Français d’Ostéopathie)…
En 1981 à ma demande pressante, au nom de l’ATM, je recevais la réponse suivante de Mr MITTERAND : « j’admets l’hypothèse d’ostéopathes ayant acquis leur spécialité dans le cadre d’études paramédicales… Je n’ignore pas que certains s’adonnent déjà à la pratique de l’ostéopathie qu’ils ont apprise à l’étranger. Il faudrait alors procéder à des admissions en équivalence de telles formations pendant une période transitoire. En tout état de cause la solution est d’ordre législatif et il appartiendra au prochain gouvernement de se prononcer. »
En 1982 Fernand-Paul BERTHENET, secrétaire général de l’AFDO, me téléphone pour envisager la création d’une « Fédération »!
Rendez-vous est rapidement pris, et une réunion de constitution est programmée en son cabinet… avec, à l’initiative de Fernand-Paul, l’invitation des directeurs d’écoles (sauf erreur de ma part : MM. GODEFROY, BOZZETTO, PERRIERE, PERRONNEAU-FERRE, et pour l’ATM, DESSAINT et MOI !).
Les directeurs d’école sentant certainement le danger de perte de monopole se sont emparés de la création d’une fédération, en excluant F.-P. Berthenet, J.P. Dessaint….et Fischer !
Bien joué pour eux, mal joué de la part de F.-P. Berthenet !
Ainsi naquit la FOF !….qui deviendra, plus tard, l’UFOF !
J’ai toujours été rebelle à cette tendance monopoliste des écoles et de leurs directeurs, estimant que leurs intérêts ne coïncidaient pas avec ceux de l’Ostéopathie et de son évolution.
Le temps m’a démontré que j‘avais raison : la reconnaissance « relative » de l’Ostéopathie en France N’EST PAS LE FAIT DES DIRECTEURS ECOLES. Il a fallu une longue bataille menée par différends responsables HORS des écoles.
Ma position ne m’a pas attiré que des amis et j’ai subi au fil de ma vie de nombreuses attaques visant à m’éliminer de la scène ostéopathique (mais j’ai la vie dure !).
SdO - Tu as rapidement milité en faveur de la reconnaissance de l'ostéopathie et pour cela tu as participé à la création du SOK. Comment cela s'est-il passé ? Qui sont ceux qui sont à l'origine de ce syndicat ?
MF - Le SOK nait le 23 mars 1989, sous l’impulsion de Dominique LAUFER, Guy ROULIER, Dominique FOURCADE, Philippe SERENI, André DOMPER…et MOI-MÊME, invités Jean Louis FARAUT et Jean Claude HERNIOU !
Le SOK (Syndicat des Ostéopathes, diplômés en Kinésithérapie), syndicat « réel » avec les droits liés à cette appartenance, avait trois objectifs :
- regrouper, hors intérêts d’écoles, les ostéopathes possédants un DEMK ce qui était la quasi-totalité des praticiens de l’époque ;
- lutter contre une TVA injuste ;
- faire évoluer l’Ostéopathie vers une profession unique, la « NI KINÉ, NI MÉDECIN », mais OSTÉOPATHE!
J’ai donc assuré la présidence du SOK jusqu’en 1993 !
Inutile d’insister sur le fait que nos dirigeants/directeurs d’écoles n’ont pas apprécié ce « franc tireur », qui prétendait faire « leur » travail, et que d’aucun se sont juré de le démolir !!
Le SOK à subi une guerre fratricide terrible et les procès qui l’ont finalement emporté, quelques années plus tard, comportent encore des zones d’ombre quant à leurs origines.
Pour certains, c'est l'Europe qui sortira l'ostéopathie de l'ornière dans laquelle elle se trouve actuellement en France. As-tu participé aux travaux de la commission Lannois ?
En 1993 je crée La FESO (Fédération Européenne des associations et Syndicats d’Ostéopathie). Je fus rejoint par Guy ROULIER, les autres membres du bureau du SOK restant à distance ! Des Belges dont Jean Michel SPANOGUE participèrent immédiatement au bureau de la FESO.
J’en ai assuré la présidence jusqu’à sa dissolution en 2003.
Dès le 23 avril 1993 je participai, au nom de la FESO, aux premières réunions autour de Paul LANNOYE (Président du groupe Européen des Verts), à STRASBOURG et à BRUXELLES.
J’y retrouvais Armand GERSANOIS, avec lequel j’entretenais des relations « convenables », n’étant pas du même bord !!
En 1994 le projet de résolution sur les médecines non-conventionnelles échoue au Parlement Européen, contré très durement par le Professeur SCHVARZENBERG…
Je participai, ensuite, activement à PROCOMED, groupe de lobbying pour les médecines non-conventionnelles, chargé entre autres, de l’élaboration du « livre vert des médecines non-conventionnelles ».
Le Parlement Européen vota en 1997 la « RESOLUTION COLLINS », en faveur de la reconnaissance de l’Ostéopathie, parmi d’autres médecines non-conventionnelles.
Le Professeur CABROL s’opposa fortement à ce vote, mais cette fois sans succès.
Paul LANNOYE refusa de mettre son nom sur une forme d’échec : une « résolution » n’étant pas évidemment une « directive » …Paul LANNOYE devint « injoignable » !
La FESO était toujours présente et active!
Mais naissait en 1996 le FERO (Federal European Register of Ostéopathie), dont Jean Michel SPANOGUE fut le premier Président !
Le FERO avait pour mission de faire appliquer une éthique professionnelle, et d’attribuer des DO/FERO, sans le concours des directions d’écoles, « éventuellement » vénales ?
Jusqu’à ce jour les directeurs d’écoles n’ont pas droit de siéger au bureau du FERO !
En 1997 la FESO participait à des rencontres avec le Ministère Belge. Ce pays votait la loi COLLA, loi cadre toujours non finalisée à ce jour !
SdO - Avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, un grand espoir de reconnaissance de l'ostéopathie est né. Une commission, dite Commission Nicolas a été créée. Tu as participé, comme d'autres, à cette commission. Que peux-tu en dire ?
MF - Vint la COMMISSION NICOLAS en 1999, sur l’incitation du Ministre KOUCHNER.
La FESO participa, en ma personne, aux réunions présidées par le professeur NICOLAS, en compagnie des représentants des professions médicales et paramédicales, en bonne entente « tacite » avec Armand Gersanois…
Le « LIVRE BLANC DE L’OSTEOPATHIE » finalisé par Guy Roulier et moi-même, fut utilisé comme base de travail par la FESO.
Puis vint le parcours Assemblée Nationale/Senat sur l’amendement 178 voté par le Parlement, intégré à l’article 52 de la loi « droit des malades » initiée par le Ministre Bernard KOUCHNER.
Toujours président de la FESO, en compagnie de Maître Isabelle ROBARD, je participai aux travaux de l’Assemblée Nationale, mais surtout aux rencontres avec le SENAT et tout particulièrement avec le Sénateur des Yvelines qui m’écouta avec beaucoup d’intérêt.
C’est en particulier grâce à ce sénateur, que j’ai pu éviter qu’apparaissent dans un texte de commission et que nous soient imposées trois années d’études de médecine en préalable à tout accès à la formation d’Ostéopathe. Je suis très fier de cela !
A l’issue du vote de la loi du 5 mars 2002 le Sénateur me faisait parvenir un courrier très enthousiaste et de félicitations. Qu’il soit encore remercié, ici !
Que ceux qui prétendent avoir seuls gagné la bataille, balaient devant leur porte !
Que ceux qui, résistants de la dernière heure, s’approprient les victoires des autres, fassent « profil bas » et évitent de donner des leçons. Seuls ceux qui agissent et le prouvent peuvent prétendre au titre d’acteur.
SdO - La TVA a été pour certains, et je pense à notre confrère Guy Roulier, un combat éprouvant de plusieurs années. Maintenant que les ostéopathes ne sont plus assujettis à cette taxe, as-tu participé à sa suppression et à ce combat ?
MF - En 1985 « un moratoire » conclu avec le Ministre du budget, Alain Juppé, concernant la TVA applicable sur les actes ostéopathiques intervient précisant que la TVA sera due à partir du 1er janvier 1986, par les ostéopathes « non kinésithérapeutes » ou s’étant radiés de leur DASS.
Je me suis cependant questionné sur ce « moratoire », sachant qu’à cette époque seuls quelques ostéopathes, notoirement connus, étaient en délicatesse avec l’administration fiscale, et qu’à priori ce « moratoire » leur aurait été favorable en « échange » d’une application généralisée…
Un exemple illustre bien ces derniers « propos »: la bataille de la TVA !
C’est le SOK, seulement le SOK, à partir de 1989, qui s’est engagé dans ce combat, terrible, dévastateur pour certains Ostéopathes.
L’équipe du SOK, à qui a succédée l’équipe du SNOK, puis celle du SNOF, s’est battue à coup de procédure pour abolir cet impôt injuste, généré par nos « anciens » dans une défense mal appropriée.
Malgré de nombreuses démarches difficiles, l’intervention d’avocats spécialisés, la TVA semblait devoir perdurer entrainant des procédures très dures à l’encontre d’Ostéopathes courageux.
Des avancées non négligeables obtenues à la force du poignet, lézardaient progressivement le mur fiscal, mais c’est André DOMPER, qui gagna, quasiment seul, la guerre de la TVA.
D’aucuns se sont appropriés à mauvais escient cette victoire et il faut rendre à César ce qui est à…André DOMPER! Voir l’Arrêt Domper et Mise au point d'A. Domper
SdO - Tu as participé aux Etats généraux de l'ostéopathie en 2002. Quelles conclusions en tires-tu aujourd'hui.
MF - Armand GERSANOIS, en septembre 2002 réunissait les « ÉTATS GENERAUX DE L’OSTÉOPATHIE ». 23 associations d’Ostéopathes répondaient à cet appel.
Certes des groupes et surtout des « personnes » connues du monde ostéopathique restaient en observation, je dirais en « embuscade », refusant comme d’habitude, de se mêler aux autres dans un grand souci de mégalomanie et d’auto préservation maniaque.
La FESO participa activement et même força à l’union dans les moments difficiles…
SdO -La CNO qui a succédé aux États Généraux a été un fiasco. Comment cela a-t-il été possible ?
MF - Ces états généraux débouchèrent, en novembre 2002, sur la fondation de la CNO (Coordination Nationale des Ostéopathes) dont la FESO fut co-présidente.
Des travaux importants furent effectués et la FESO participa aux trois commissions « enseignement » « éthique » et « socioprofessionnelle » !
Ce travail donna lieu à des documents destinés aux autorités administratives et politiques.
LAS! Comme toujours ces contributions, résultant du travail de tous, furent exploitées sous le nom de « personnes » peu scrupuleuses, qui s’approprièrent le travail collectif….
L’UNION MOMENTANEE PRENAIT FIN, « GRACE » A LA CUPIDITÉ DE QUELQUES UNS ….
SdO - La CNO s'est transformée en CNESTO, c'est-à-dire en Chambre Nationale des Ostéopathes. Je crois que tu as participé à cette transformation. Quelles étaient les motivations des fondateurs, et quelles sont les raisons qui t'ont fait la quitter dès sa fondation ?
MF - Un an plus tard, lors de la dernière réunion de la CNO (Coordination Nationale des Ostéopathes), sur l’instigation de la FESO (Michel FISCHER et Guy ROULIER), en désaccord avec les autres représentants (UFOF, INFO…) se profila la création de la Chambre Nationale des Ostéopathes (CNO !)…avec pour seul et unique but : rassembler les Ostéopathes de tous horizons derrière une éthique et des règles déontologiques dont la mise en œuvre et l’application seraient dévolues à la Chambre.
Je participai donc à la rédaction des statuts, à leur signature avant dépôt en préfecture à Paris, avec Guy ROULIER, Pierre GIRARD, Fernand-Paul BERTHENET, conseil : Me Isabelle ROBARD.
Très rapidement je démissionnai de la CNO estimant que son rôle, n’était pas de servir de relais à quelque compagnie d’assurance que ce soit….
Le temps passa en luttes intestines pour le « petit pouvoir » sur la gouvernance de l’ostéopathie, entre les syndicats et organismes professionnels, laissant ainsi le champ libre aux corporatismes médicaux et paramédicaux pour se « refaire une santé » après leur « défaite » liée à la LOI de 2002, article 75 …
En effet dès après le vote définitif de cette loi de 2002, on pouvait observer la déroute « médicale », qui se sentait battue et ce fut un moment qui aurait probablement été favorable grâce à une « union sacrée », pour obtenir des Décrets d’application favorables et surement meilleurs que ceux que nous avons aujourd’hui…
D’ailleurs à l’époque le Ministère réclamait aux ostéopathes de s’unir sur un projet commun !
NOS REPRESENTANTS N’EN FURENT PAS CAPABLES ….
J’ai appelé aussi fort que j’ai pu sur ce site, à cette « union sacrée » !
Fischer à toujours été un trublion pour « nos » associations et syndicats que j’ai souvent fustigés pour irresponsabilité !
SdO - Quel est le regard que tu portes aujourd'hui sur le devenir de l'ostéopathie française ?
MF - Aujourd’hui j’observe le monde ostéopathique avec inquiétude.
Nous avons les Décrets que nous avons « mérités » dans notre inconséquence syndicale !
Il faudra les améliorer, tout particulièrement en ce qui concerne les cervicales : les plus insuffisants en la matière sont les médicaux, et les Décrets leur confie la responsabilité de ce qu’ils méconnaissent !
L’enseignement s’est amélioré sur le plan des connaissances médicales propres à effectuer un diagnostic d’exclusion. C’est très bien!
MAIS, il nous faut faire très attention à ne pas « diluer » l’Ostéopathie dans une « soupe médicalisée » sous peine de lui enlever son âme…
Gardons précieusement le concept Ostéopathique comme guide et originalité, et ne tombons pas dans « l’ostéopathie-symptomatique » !
L’IGAS précise très judicieusement qu’il faut impérativement améliorer sensiblement le nombre d’heures de clinique et la qualité des consultations, je suis un chaud partisan de cette vision !
Cependant LE problème majeur, me semble-t-il, réside dans la démographie galopante des Ostéopathes, qui inonde le marché, et ne permettra pas à tous de vivre de leur art !
Ministère, syndicats, écoles, étudiants… se déclarent incapables de régler aujourd’hui cette problématique de demain !
Ce ne sont pas les coups bas initiés par d’aucun syndicat, ni les constitutions de « grandes écoles », ni les curieuses considérations de commission d’agrément exigeantes pour certaines demandes et laxistes pour d’autres qui règleront le problème de fond.
Nous retrouvons là les clivages sous jacents, les appartenances, les relations souterraines, la volonté hégémonique de quelques écoles !
Je me suis fait préciser récemment par le Ministère son incapacité à solutionner cela.
Ce même Ministère semble peiner à trouver une rédaction judicieuse de Décrets d’application à l’extension du nombre d’heures d’étude Ostéopathique…
Peut être faudra-t-il élever encore bien plus le niveau des études pour, à la fois, décourager les candidatures, et aussi accéder au niveau doctorat permettant la recherche ?
Vaste projet !
ATYPIQUE ?
Je ne me considère pas comme atypique mais seulement comme critique et dépourvu de sens du « moutonisme ». Je refuse de suivre aveuglément des personnes en mal de pouvoir, prêtes à toutes les compromissions pour assouvir leur gout du pouvoir et de l’argent.
Je me suis trompé dans ma vie, professionnelle, associative, comme tout un chacun, mais je prétends n’avoir pas cédé aux tentations, aux veuleries, aux intérêts personnels, qui se font jour lorsqu’on évolue dans le milieu professionnel national ou international.
Je reste très fier d’avoir pu participer à l’évolution, malgré tout positive, de l’Ostéopathie.
SdO. Merci Michel.
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