Lettre de Maître Planchat
SCP NATAF & PLANCHAT
Avocats à la Cour
Monsieur Jean Louis BOUTIN
Ostéopathe et Webmaster
Cher Monsieur,
L’"Association Française en Ostéopathie - AFO", le "Centre Européen d’Enseignement Supérieure de l’Ostéopathie - CEESO", le "Registre des Ostéopathes de France - ROF - et le "Syndicat National des Ostéopathes de France - SNOF" nous ont chargé de la défense de leurs intérêts.
1/ Les organisations d’ostéopathes AFO - CEESO – ROF-SNOF- s’étonnent de la place réservée, sur votre site Internet, à la Chambre Nationale des Ostéopathes qui vient de désolidariser des autres structures ostéopathiques en approuvant le projet de décret présenté par le Ministère de la Santé et des Solidarités le 26 octobre 2006.
2/ Par ailleurs, vous avez décidé de ne pas publier le communiqué suivant de l’AFO - CEESO – ROF-SNOF.
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Communiqué AFO CEESO ROF SNOF Les organisations dépositaires du recours en Conseil d’Etat sur l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 condamnent l’approbation du projet de décret examiné le 26 octobre 2006 au Ministère de la Santé et des Solidarités par la Chambre Nationale des Ostéopathes. Ce projet de décret qui prévoit le partage du titre d’ostéopathe c'est-à-dire le partage d’une profession avec les autres professionnels de santé est contraire à la volonté du législateur qui est de créer une profession d’ostéopathe distincte des autres professions. Dans sa décision du 19 mai 2006, le Conseil d’Etat a d’ailleurs considéré que l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 ne peut pas être interprété comme reconnaissant simplement un titre mais que cette loi reconnaît une profession qualifiée de profession d’ostéopathe.
Cette même analyse avait conduit les organisations d’ostéopathes à titre exclusif à proposer au Ministère le 9 mai 2006 un projet de décret qui comportait une interdiction de cumul de professions de santé.
Il paraît donc surprenant que la Chambre Nationale des Ostéopathes qui avait approuvé le projet du 9 mai 2006 puisse apporter son soutien à un texte qui prévoit une solution contraire. Quant à l’opinion de leur Conseil sur la pertinence du projet du 26 octobre 2006, il convient de la rapprocher de sa position exprimée au sujet du recours en Conseil d’Etat qui a abouti à la condamnation de l’Etat le 19 mai 2006.
Les organisations dépositaires du recours en Conseil d’Etat espèrent que ce genre d’attitude irréfléchie ne gêne pas les organisations d’ostéopathes exclusifs qui luttent actuellement pour l’instauration d’une nouvelle profession de santé. |
Or vous déclarez que votre site doit être le reflet du Paysage Ostéopathique Français (POF) dans sa diversité, sa complémentarité, sa richesse et ses faiblesses.
3/ Enfin, l’AFO - CEESO - ROF - SNOF- expriment toute leur réserve quant aux références et au lien figurant sur votre site relatifs à l’association "Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience (CAP) ".
En effet, vous ne pouvez pas ignorer que cette association a été présentée comme étant une émanation de groupes sectaires.
L’AFO - CEESO – ROF - SNOF- vous demande de bien vouloir publier l’intégralité de cette correspondance sur votre site.
Nous vous prions d'agréer, Cher Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.
Eric PLANCHAT
Avocat à la Cour
Lettre reçue par courriel le 28 novembre 2006 à 14h03
Je certifie publier cette lettre sans en avoir changé un iota, sauf d'avoir supprimé mon adresse de courriel. Jean-Louis BOUTIN
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