Réactions à la création de la CNO
Sommaire
- Réaction de Jacques Lapouméroulie
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Réaction de l'USPO
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Réaction de la FESO
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Réaction de Guy Roulier
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Réaction du MILCT
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Réaction de l'USPO (2)
Réactions de Jacques LAPOUMEROULIE
Il faut saluer A.GERSANOIS et son équipe d’avoir réussi à réunir les impétrants autour de la même table.
Souhaitons que chaque participant comprenne que l’intérêt de cette coordination naissante est de servir l’ostéopathie !
Mandaté par le S.N.M.K.R j’ai adhéré à la coordination sous couvert de l’approbation de son conseil d’administration, avec les conditions suivantes :
- pré-requis kiné incontournable avec passerelle ( 5000 h en tout ); ceci a été accepté à l’unanimité. On peut noter le soutien du S.N.O.F. avec son Président J.L.FARAUT et son avocat Maître PLANCHAT . Le S.N.O.F. ( ex –S.O.K syndicat d’organisation de la profession d’ostéopathe diplômé d'État en kinésithérapie) qui s’est toujours appuyé sur les kinésithérapeutes.
- possibilité d’exercer les deux professions selon les modalités propres à chacune d’elles.
- enseignement public et privé.
Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces propositions sur ce site ou sur www.osteo-eoo.org ou sur www.onrek.org
Des points importants restent à éclaircir. Le Docteur BUREL ( S.M.O.F ) a souligné leur volonté d’exercer sous le titre de medecin-ostéopathe, cela mériterait des précisions.
Il ne faudrait pas que les intérêts financiers dominent. Seuls les syndicats ou associations doivent être présents. Les écoles devant avoir une voix consultative. Éthique et argent ne font pas nécessairement bon ménage !
Que faisons-nous des étiopathes dont on n’a jamais parlé lors des commissions NICOLAS ? Doivent-ils, s’ils veulent postuler à devenir ostéopathes, et s’ils ne sont ni médecins ni kinésithérapeutes, entreprendre 6 années d’études à temps plein ? continuer en SUISSE ?
Il faut préparer le dossier dans le cadre de la réforme des études des professions de santé (les paramètres seront différents )
Il est regrettable que les actes d’ostéopathie soient considérés comme des actes de confort !
Soyons optimistes même si la route est encore longue, le projet est bien là et avance !
Jacques LAPOUMEROULIE
Responsable du dossier ostéopathie au S.N.M.K.R.
Réactions de l'USPO
Nous voici arrivés à la croisée des chemins.
Lors de la dernière tenue des états généraux de l’ostéopathie, une Coordination Nationale des Ostéopathes à été crée dans le but de travailler, avec les différents ministères concernés, à l’élaboration des décrets fixant le cadre légal de notre profession.
Le processus législatif arrive donc dans une phase irréversible où les décisions qui seront prises bientôt vont engager l’avenir français de notre profession.
Il nous semble dès lors fondamental de réaffirmer nos convictions dans ce que nous défendons à l’Unité Scientifique des Professionnels d’Ostéopathie (USPO) depuis 1984 et dans toute l’Union Européenne depuis 1995.
A l’évidence, l’ostéopathie continue contre vents et marées, à exister et à se développer, en raison de l’action quotidienne de praticiens qui sont sans cesse plébiscités par leurs patients.
Les pouvoirs publics, d’abord en Europe du Nord puis en France, ne s’y sont pas trompés : devant l’ampleur de ce mouvement, les gouvernements sont dans l’obligation de légaliser une situation dont l’ambiguïté, de plus en plus incompréhensible, est tout particulièrement ressentie par nos concitoyens.
C’est donc cette spécificité de l’ostéopathie qu’il faut défendre. L’ostéopathie n’est pas une addition de techniques de physiothérapie ou de techniques de mobilisations manuelles comme l’a toujours été la masso-kinésithérapie mais bien une vision globale de l’organisme basée sur deux diagnostics précis (l’un d’exclusion et l’autre à visée étiologique), qui aboutissent à une prise de décision et un geste technique approprié visant à relancer la mobilité du corps là où elle fait défaut.
Nous considérons donc qu’apprendre des techniques de thérapies manuelles ostéopathiques ou chiropractiques sous forme de « recettes » n’a aucun sens.
Une connaissance approfondie de l’anatomie (musculo-squelettique aussi bien que vasculaire et viscérale), de la physiologie, biomécanique, sémiologie et la pathologie (musculaire mais aussi respiratoire, cardio-vasculaire, digestive, rénale, hépatique, ORL, endocrinienne, immunitaire, génitale, ophtalmologique, psychologique, etc …) est absolument nécessaire pour forger la sûreté du diagnostic de chaque praticien, l’efficacité des traitements et tout au moins la sécurité des patients.
Dans cette optique, la reconnaissance de l’ostéopathie se doit d’assurer un niveau de formation à BAC + 6 avec possibilité impérative de consultation en première intention. Une prescription médicale, voire un complaisant « bon pour accord de 10 séances d’ostéopathie », signant la fonction d’ « auxiliaire médical renforcé », serait une hérésie en raison : de la nature biomécanique des désordres traités par notre art, de notre capacité au diagnostic d’exclusion, et de l’absence totale de vision mécaniste globale en médecine allopathique.
Il n’est donc pas question pour nous d’intégrer dans nos rangs un nombre sans cesse croissant de praticiens de faible niveau et de rabaisser ainsi le standard moyen des professionnels qui se verraient accorder le titre d’ « Ostéopathe » au terme du processus actuel. Le risque est trop grand de brader l’ostéopathie et de la dénaturer.
Il est donc de notre rôle de mettre en garde contre un tel risque de dérive et d’affirmer avec force qu’il vaudrait mieux dès lors rester « illégal » que de devenir « légitime » en trahissant nos convictions de praticiens ostéopathes.
Une ostéopathie de haut niveau fidèle à l’orientation de ses fondateurs ferait grandir l’ensemble des disciplines médicales, par la prise en compte des aspects biomécaniques de la pathologie. Cantonner l’ostéopathie au rang de technique paramédicale laisserait pour de longues années ce champ de recherche en friche…
avec la collaboration de :
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Christophe Chiquet, ostéopathe DO FEAO, Vice President and Fellow of the European Academy of Osteopathy, Diplôme d'Études Approfondies en Biomécanique, École Nationale Supérieure des Arts et Métiers
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Jean Claude Herniou, ostéopathe DO FEAO, Vice President and Fellow of the European Academy of Osteopathy, Diplôme d'Études Approfondies en Génie Biomédical, option Biomécanique, École Doctorale de l'Université de Technologie de Compiègne
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Michel Hourdeaux, ostéopathe DO FEAO, Président de l'Unité Scientifique des Professionnels d’Ostéopathie, President and Fellow of the European Academy of Osteopathy
Réactions de la FESO
LA FESO optimiste pour l’avenir de l’Ostéopathie !
LE 06 NOVEMBRE 2002…LA COORDINATION NATIONALE DES Ostéopathes (CNO) EST Fondée PAR 14 ORGANISATIONS D’Ostéopathes…UNE DATE HISTORIQUE… !
A l’initiative de Armand GERSANOIS les « ÉTATS GÉNÉRAUX de l’OSTÉOPATHIE » se réunissaient, pour la deuxième fois, ce 06-11-02.
L’urgence de cette réunion consistait en la nécessité de répondre aux pouvoirs publics de façon unitaire pour participer à la rédaction des futurs Décrets d’application de la loi sur le droit des malades, article N° 75.
Peu importe que d’aucuns aient cru bon de refuser le consensus, comme à leur habitude. Ils se sont marginalisés ; en effet une énorme majorité des associations présentes a su taire les différences, les anciennes querelles, les mégalomanies, les ambitions personnelles…LA RAISON L’A EMPORTE !
La porte de la CNO restera sûrement ouverte à ceux qui voudront s’y présenter, nantis de bonnes intentions, de bonne moralité, et de dossiers réels…
AUJOURD’HUI , la COORDINATION dûment constituée, signée par les « 14 », se met sans délai au travail. Des commissions sont d’ores et déjà constituées, des vice-présidents élus, un trésorier, un secrétaire et un Président en la personne d’Armand GERSANOIS, nommés.
Les Avocats-conseils , Maître ROBARD et Maître PLANCHAT seront consultés autant que nécessaire.
Des propositions vont être élaborées pour permettre la promulgation de Décrets conformes à nos souhaits.
L’unité est réalisée autour des grandes lignes dégagées le 19-09-02, en vue des Décrets :
Profession indépendante de la kinésithérapie et de la médecine, mais avec des passerelles d’études permettant l’accès à la profession d’Ostéopathe, pour ces deux disciplines.
Bac+6 pour 5000H d’études, et une profession autonome, agissant en première intention.
- condition d’intégration des « existants » selon les termes de l’article 75,
-
liste des actes autorisés….
Il a toujours été admis que les « existants », les ostéopathes déjà formés et exerçant leur art, devraient justifier de leur formation et de leur exercice. Les critères en seront définis avec les pouvoirs publics.
Les écoles d’Ostéopathie ainsi que les enseignants seront nécessairement consultés.
Les élèves en cours de formation devront être considérés et conduits à leur terme d’études dans des conditions qui résulteront des négociations et Décrets. Ils ne peuvent et ne doivent pas être oubliés.
La FESO a mis en œuvre toute sa conviction pour faire aboutir cette union. Elle est persuadée depuis toujours, que seul l’objectif final importe, à ce stade d’évolution de la loi et que les querelles d’hommes ou d’identité doivent être refoulées, au profit d’une concertation objective et constructive.
E n effet, c’est la Loi qui réglera les problèmes résiduels, les enseignements reconnus, les praticiens inscrits, les étudiants en cours d’études, les groupements professionnels représentatifs de demain…
A nous de préparer, en « coordination », une rédaction de Décrets conforme à nos vœux, et par la même, la « PROFESSION-OSTEOPATHE » que nous voulons TOUS !
Michel FISCHER, Président FESO
Réactions de Guy Roulier
L'union des ostéopathes devient réalité ! 14 groupements font cause commune.
Le 6 novembre 2002, les deuxièmes États Généraux de l’ostéopathie se réunissaient dans le but de fédérer les structures professionnelles représentatives des ostéopathes français et participer à l’élaboration des décrets réglementant la profession (formation, conditions d'exercice, déontologie, liste des actes…).
Rappelons que la loi « Droit des malades et qualité du système de santé » du 4 mars 2002, dans son article 75, officialisait les titres d’ostéopathe et de chiropracteur sous réserve de répondre à certains critères d’études et d’exercice. Le 6 novembre, 14 associations professionnelles créaient une « Coordination Nationale des Ostéopathes (CNO) » , association loi 1901. Le mouvement ostéopathique français aujourd’hui unifié s’est rassemblé autour de critères d’une nouvelle profession indépendante, à haut niveau de compétence et de responsabilité, intégrée au corps médical afin de contribuer avec le maximum d’efficacité à leur devoir de participer à l' amélioration de la santé publique.
Ces États généraux représentent pour les ostéopathes, l’aboutissement de plus de 20 ans de travail, d’efforts et de sacrifices, de discriminations en tous genres, d’insécurité juridique et fiscale. L’union tant attendue, concrétisée par la création de la CNO (Coordination Nationale des Ostéopathes), constitue la pierre fondatrice sur laquelle se bâtira cette nouvelle profession de santé. La synergie des structures professionnelles, indispensable à la crédibilité du mouvement ostéopathique faisait cruellement défaut. Ce n’était pas faute d’avoir essayé à maintes reprises; mais à chaque fois les ultras étaient parvenus à saboter sciemment les efforts des groupes modérés. Ce qui ne les a pas empêché de travailler, de constituer des dossiers tant pour le Parlement européen que pour les élus et le gouvernement français. Cette profession présente encore une certaine hétérogénéité, à l’image de notre société, comprenant un patchwork d’ostéopathes issus d’horizons divers (kiné, ex-kiné , médecins, ex-médecins, issus de la formation continue), mais tous solidement attachés aux mêmes exigences qualitatives et aspirant à promouvoir une profession de santé homogène, indépendante, responsable et à haut niveau d’études et de compétence (5000 h = bac +6), intégrée au corps sanitaire français.
Ces seconds États Généraux de l’Ostéopathie, convoqués en urgence pour répondre au exigences du calendrier officiel en vue de la rédaction des décrets d’application de la loi du 4 mars 2001 furent décisifs par la participation de 14 associations et syndicats représentatifs de la profession cosignant l’acte de naissance de la CNO.
Les premiers États Généraux du 19 octobre avaient réussi à mobiliser les associations professionnelles représentatives animées de la même volonté d’aboutir à un consensus propice à l’éclosion des décrets.
La salle est pleine, l’ambiance est studieuse mais d’emblée je ressens une atmosphère tendue car l’issue de cette journée est incertaine. Me Isabelle ROBARD modératrice, intervient de façon décisive en indiquant que le moment est crucial pour faire l’union car les Pouvoirs publics en sont demandeurs.
Journée mémorable pour ceux qui, depuis des années, se battent pour la reconnaissance de l’ostéopathie et qui ont enfin décidé de travailler ensemble. Le mouvement ostéopathique français est enfin parvenu à maturité en se dotant d’une structure nationale démocratique représentative et majoritaire.
Guy Roulier D.O. , relation presse (département communication de la CNO vice-président JL Boutin).
Réactions du MILCT
États Généraux de l’ostéopathie : création d'une coordination nationale des ostéopathes (C.N.O.)
Le 6 novembre 2002, le MILCT était présent aux deuxièmes États Généraux de l’ostéopathie, réunis dans le but de fédérer les structures professionnelles représentatives des ostéopathes français et de participer à l’élaboration des décrets réglementant la profession.
Le mouvement ostéopathique est connu pour sa diversité qui est aussi sa richesse et l’existence de nombreux courants expliquant la difficulté de parler d’une seule voix. C’est donc aujourd’hui un événement « historique » auquel nous avons assisté avec la création de la Coordination nationale des ostéopathes réunissant l’essentiel des ostéopathes ayant œuvré pour la reconnaissance de la profession.
Je rappelle que c’est au sein de la loi « Droit des malades et qualité du système de santé » du 4 mars 2002 que l’article 75 officialisait les titres d’ostéopathe et de chiropracteur sous réserve de répondre à certains critères d’études et d’exercice, ceci afin d’améliorer la qualité des soins et de garantir la sécurité des malades.
Le 6 novembre 2002 , 17 associations issues d’horizons différents étaient présentes : kinésithérapeutes-ostéopathes, médecins-ostéopathes, ostéopathes ni kiné ni médecins. Au-delà des divergences d’origine et d’écoles, j’ai senti des professionnels déterminés, conscients de leur responsabilité , non seulement vis-à-vis des Pouvoirs publics et des malades mais aussi vis-à-vis des professionnels en exercice ou en formation.
Malgré quelques réticences de la part d’associations dont je n’ai pas bien compris les véritables motivations, un consensus s’est rapidement dessiné, aboutissant à la naissance officielle d’une « Coordination nationale des ostéopathes (C.N.O.) » sous la forme d’une association loi de1901. Sur les 17 associations présentes , 14 adhéraient à la coordination et élisaient un bureau constitué des principaux acteurs du processus de reconnaissance commencé il y a plus de 20 ans et auquel le MILCT a toujours été associé.
Présent au nom du MILCT à la plupart des grands événements européens et nationaux, j’ai senti la solennité de ces Etats généraux, la maturité politique des dirigeants du mouvement ostéopathique aujourd’hui unifié. J’ai pris acte de leur volonté de réussir à créer une nouvelle profession indépendante, à haut niveau de compétence et de responsabilité, intégrée au corps médical afin d’œuvrer avec le maximum d’efficacité à leur devoir de santé publique..
En tant que représentant d’une association militant pour le libre choix thérapeutique, je ne peux que me réjouir de voir dans un avenir très proche la profession d’ostéopathe réglementée, les praticiens répertoriés selon des critères élevés, les soins ostéopathiques de mieux en mieux remboursés par un nombre croissant de mutuelles.
La reconnaissance bien méritée des professionnels ostéopathes de haut niveau de compétence constitue un progrès certain pour les malades et les bien-portants et qui tiennent à le rester, et marquera le recul de la discrimination économique qui rendait difficile l’accès à ces soins pourtant essentiels, mettant un point final aux abus en tous genres et au mélange des soins d’ostéopathie sous couvert de soins nomenclaturés.
Espérons que la synergie des Pouvoirs publics, aidés des professionnels et des associations de consommateurs de soins ostéopathiques arriveront à des textes réglementaires respectant et la qualité des soins et le libre accès à ces soins.
Nous continuerons à soutenir activement la C.N.O. afin de concilier les intérêts des malades et des professionnels.
Pierre-Yves MAIGNAN, Président du MILCT
MILCT - 14 Rue de la Pépinière - 75008 PARIS
Le 30 octobre 2002
M. Armand GERSANOIS
Monsieur,
Le M.I.L.C.T., association d’usagers de la santé, remonte à 1960 (anciennement Ligue des droits de l’Homme malade) et, regroupe aujourd’hui 5.000 adhérents.
Notre organisation a toujours oeuvré pour la défense des libertés thérapeutiques de telle sorte que les usagers puissent accéder à toutes les formes de soins. Dans ce cadre, le M.I.L.C.T. a participé activement à la défense des professions d’ostéopathes et de chiropracteurs que ce soit au niveau des problèmes de procédures fiscales ou pénales ou au niveau de la reconnaissance de ces disciplines en France et en Europe (participation active au soutien de la Résolution Lannoye notamment).
Dans le cadre de l’article 75 de la loi droits des malades et en vue de la mise en place des décrets d’application, nous savons que les premiers Etats généraux de l’ostéopathie se sont tenus le 19 septembre 2002 et, nous vous en félicitons.
Il est donc primordial que les adhérents de notre groupement puissent être représentés aux seconds Etats généraux qui se tiendront le 6 novembre prochain afin de vous manifester notre appui en faveur d’une profession indépendante et faire valoir notre point de vue.
Dans l’attente de votre confirmation pour notre participation et vous en remerciant par avance, je vous prie de croire, Monsieur, en nos plus cordiales salutations.
Le Président
Pierre-Yves MAIGNAN
Réaction de l'USPO (2)
Nous avons reçu pour information de M. Michel HOURDEAUX, Président de l'Unité Scientifique des Professionnels d'Ostéopathie (USPO) une lettre adressée à M. Armand Gersanois, Président de la Coordination Nationale des Ostéopathes, lui annonçant "l'annulation de notre candidature pour l'adhésion au CNO."
Comme toujours en l'espèce, nous avons réagi en adressant un courriel à M. Hourdeaux. Ce dernier nous a demandé de publier sa lettre et l'intégralité de ma réponse : « ...je te prie donc, fidèle à ton devoir d'information, de publier ma lettre en première position de ta page d'accueil, suivi de l'intégralité de ta réponse ».
Ci-jointes donc la lettre de M. Michel Hourdeaux, Président de l'USPO et ma réponse personnelle.
Nous n'avons pas jugé bon de mettre cette lettre en première page parce qu'elle n'a aucune raison d'y être : elle n'est qu'un simple épiphénomène dans le Paysage Ostéopathique Français (POF)!
Jean-Louis BOUTIN
de : Michel HOURDEAUX, Président
A :
Monsieur Armand GERSANOIS, Président CNO
LILLE, le 7 décembre 2002
Monsieur le Président,
Lors des deux réunions des états généraux de l'ostéopathie, vous avez écartés nos associations sous prétexte de représentation par l'UFOF.
Puis vous nous avez fait valoir qu'il était toujours temps de présenter notre candidature, chose qui a été faite le 18 novembre 2002.
A la lecture de vos statuts il m'apparaît que votre association d'ostéopathes regroupe désormais principalement des kinésithérapeutes.
L'USPO ne se reconnaissant pas dans cette mouvance de retour vers l’auxiliariat médical, je suis au regret de vous informer de l'annulation de notre candidature pour l'adhésion au CNO.
En espérant vous retrouver un jour dans une démarche plus rigoureuse, je vous prie d'agréer Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
Monsieur Michel HOURDEAUX,
J'ai bien reçu votre message et la lettre jointe.
Je suis désolé que vous n'ayez pas encore compris que seule l'union des ostéopathes peut nous permettre d'aller vers une véritable reconnaissance de l'ostéopathie d'une part et de voir arriver dans un avenir rapproché les décrets d'application d'autre part.
Je me porte en faux contre l'assertion qui consiste à dire : " Devant l'orientation prise par cet organisme [la CNO], essentiellement composé de kinésithérapeute" car d'une part le but de la Coordination Nationale des Ostéopathes est définie par ses statuts et d'autre part tous les membres sans exception qui participent à la CNO ont approuvé les 12 propositions des États Généraux de l'Ostéopathie du 19 septembre 2002.
A mes yeux, vous participez à la destruction non pas de la CNO, mais de la profession d'ostéopathe que nous défendons :
Le titre d'Ostéopathe s'applique à des professionnels
- à compétences spécifiques
- à haut niveau de responsabilité (5000 h de formation pour les non diplômés médicaux ou para-médicaux, 2500 h pour ces derniers)
-
consultants de premier rang
2ème résolution des États Généraux!
Sachant que je ne suis qu'un grain de sable dans l'univers ostéopathique, sans aucun pouvoir, et dont la seule motivation est l'ostéopathie, je ne puis que regretter une telle décision.
Je répète et le répèterai sans cesse : si l'ostéopathie n'obtient pas ce statut, vous n'aurez qu'à vous en prendre à vous-même pour avoir détruit sans aucun motif véritable, un idéal!
Still disait : "Keep it pure, boys, keep it pure" Il avait bien raison de se méfier!
Il y a peu, je vous aurai transmis mes amitiés. Maintenant, ce seront mes condoléances
Jean-Louis BOUTIN, Ostéopathe, Webmestre
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