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L'asthme et les pathologies du système immunitaire et comportementales - Neuroimmunopsychologie
Jacques R. GESRET*
article paru dans la revue OSTÉO n° 43 - Octobre 1996 et reproduit avec l'autorisation de la revue OSTÉO
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Ostéo, la revue des ostéopathes - Proédit, Espace Grobet - 50, rue Louis Grobet - F - 13001 MARSEILLE - Tél.: 00 33 (0)4 91 08 50 95 - Fax : 00 33 (0)4 91 08 55 84 - www.osteo-larevue.com * Auteur de « Asthme, Recherche fondamentale et nouvelles thérapeutiques des pathologies du système immunitaire », Ed. de Verlaque septembre 1996. - Site : http://asthme-reality.com Tous nos remerciements à Michel COQUILLAT, Directeur de publication, et à Jacques GESRET pour leur autorisation à reproduire cet article. |
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V. - Neuroimmunopsychologie *
* Vous et votre santé, n °25-26-27, juillet, août et septembre 1995.
La recherche s'oriente depuis quelques années dans le domaine de la relation existante entre les trois systèmes : psychologique, neurologique et immunologique. Cette branche nouvelle de la science a pris pour nom : « Psychoneuroimmunologie » avec pour extension concernant les pathologies cutanées, l'appellation dite « psychoneurodermatologie ». Les travaux de R. Ader (psychoneuroimmunology : interactions betwen the nervous system and the immune system). Lancet, 1995 ; 345 : 99-103) commencent à démontrer l'exactitude de cette recherche ; il dit : « la commande neurogène du système immunitaire passe par deux grandes voies, les efférences sympathiques et l'axe neuroendocrinien hypothalamo-hypophysaire », « la sympathectomie aggrave le décours d'une allergie ou d'une arthrite expérimentale ».
Il rappelle aussi : « les singulières interactions observées en clinique : une paralysie, centrale ou périphérique, altère la classique symétrie topographique de la polyarthrite rhumatoïde en protégeant le membre déficitaire du développement de nouvelles lésions articulaires ». Et surtout ceci : « Les modifications comportementales et émotionnelles qui accompagnent la perception de l'environnement et les efforts pour s'y adapter, entraînent des modifications neuroendocriniennes complexes à répercussions immunologiques ».
Commentaire

Le lien existant entre la localisation cutanée et le système nerveux central est le système sympathique ; partant ou se terminant à la peau, il passe par le relais des ganglions spinaux avant de rejoindre le système central par la voie médullaire. C'est donc sur ce parcours qu'il faut rechercher le pourquoi de la prédilection à une réponse pathologique cutanée (ou viscérale !). Mes travaux ont démontré qu'il existe un processus inflammatoire issu d'une restriction de mobilité articulaire de l'étage vertébral en relation avec le territoire métamérique concerné. Cette inflammation se traduit par une compression légère de la fibre nerveuse, portant principalement sur les fibres fortement myélinées, conductrices de l'information fine de type « piqûre ». {mosimage} Cette disparition de l'information cutanée de type piqûre, accompagnée d'une réponse vasodilatatrice, au profit d'une information limitée à la sensation de brûlure (figure 3), sans réponse érythémateuse (très rarement par une violente vasoconstriction ?), est parfaitement mise en évidence par une percussion légère du territoire cutané mis en cause à l'aide d'un instrument d'acupuncture traditionnelle dit « fleur de prunier ». La levé de cette restriction de mobilité articulaire permet à la peau de retrouver presque instantanément ses informations fines et sa réaction érythémateuse, là où elle n'existait plus dans le test précédent.
Je pense que c'est en réponse à des informations faussées en provenance (réelle ou projetée) d'une zone métamérique précise que le corps répond de façon logique par ce que l'on pense être une pathologie. Je l'affirme aux résultats obtenus depuis dix ans, l'information parasite étant éliminée, tout rentre dans l'ordre de soi-même. Mon travail n'est pas en contradiction avec les recherches actuelles sur la psychoneuroimmunologie mais la logique est différente : elle existe dans le sens de neuroimmunopsychologie.
Pourquoi ? Si dans un premier temps, pour une cause X ou Y vient à se produire une déstabilisation de l'harmonie statique d'un individu : il en résultera diverses restrictions de mobilité articulaire d'un certain nombre d'étages du rachis, générant des réactions inflammatoires qui vont légèrement compresser les fibres et fausser les informations cutanées ou viscérales. A ces informations le système central va apporter une réponse logique que nous traduirons par une pathologie. Cette pathologie va perturber le sujet et modifier son comportement psychoaffectif dans le temps.


Il m'est maintenant possible de reprendre ce que dit R. Ader en le modifiant pour en élargir la compréhension : les modifications comportementales et émotionnelles qui accompagnent la perception inconsciente des messages nociceptifs issus de certaines zones corporelles, par le système central, et les efforts pour s'y adapter, entraînent des modifications neuroendocriniennes complexes à répercussions immunologiques dans les territoires concernés. A ce schéma perceptif inconscient, que je nomme « stress endogène », et qui perturbe l'équilibre psychoaffectif du sujet par la simple présence d'une pathologie que la médecine ne peut expliquer, vient se surajouter la perception de l'environnement ou stress exogène qui se trouve amplifié par ce déséquilibre fondamental. C'est là que se trouve la clé de la neuroimmunopsychologie.
Antonio R. Damasio, professeur au département de neurologie de l'université de l'Iowa, dans son livre intitulé « L' erreur de Descartes, la raison des émotions » (Ed. Odile Jacob), dit dans son introduction : « Me séparant des conceptions neurobiologiques courantes, j'avance l'idée que les circuits neuronaux qui sont à la base de la perception des émotions ne sont pas seulement localisés dans ce qu'on appelle le système limbique, comme on le dit traditionnellement. Je pense qu'il en figure également dans certaines parties du cortex préfrontal, et aussi, et c'est plus important, dans les régions du cerveau où se projettent et où sont intégrés les signaux en provenance du corps. ». Je me représente la perception des émotions à la manière de l'observation, depuis une fenêtre, d'un paysage continuellement changeant, dans lequel figurent des objets en mouvement, plus ou moins lumineux et plus ou moins bruyants.
Ce paysage est en fait le corps : il présente une structure, constituée par la distribution dans l'espace de ces objets (ce sont les organes internes : cœur, poumon, intestins, muscles) ; et il est caractérisé par un « état » : c'est la luminosité et les bruits que ces objets émettent, signaux qui traduisent leur état fonctionnel à chaque moment. En gros, la perception d'une émotion donnée correspond à l'information sensorielle provenant d'une certaine partie du paysage corporel à un instant « t ». Elle a un contenu spécifique (c'est l'état du corps) ; et repose sur la mise en œuvre des systèmes de neurones particuliers (il s'agit du système nerveux périphérique et des régions cérébrales qui intègrent les signaux relatifs à la structure et à la régulation de l'organisme). Etant donné que la perception de ce paysage corporel peut se juxtaposer dans le temps à celle d'autre chose ne faisant pas partie du corps (ou au souvenir de cette autre chose), les perceptions d'émotions peuvent devenir des sortes de « qualificatifs » pour ces autres choses ».
« La perception de l'environnement et les émotions qui en découlent sont superposées à la perception de notre corps ». Ce qu'il fallait démontrer est démontré, les modifications du comportement relationnel psychoaffectif d'un sujet sont conditionnées par la perception inconsciente du bon fonctionnement et du bon état de son corps. On en revient à la théorie de l'information « fantôme », à la thèse de la neuromatrice et à la neurosignature. En résumé, la perception de l'environnement et les émotions qui en découlent sont superposées à la perception de notre corps.
Des travaux plus anciens envisageaient déjà ces mécanismes ; voici ce que disait Bykov :
« Ainsi une émotion est une réaction compliquée de l'organisme reposant sur des liaisons complexes inconditionnelles et conditionnelles d'origine extéro et intéroceptive ».
Ce qu'il fallait démontrer est démontré, les modifications du comportement relationnel psychoaffectif d'un sujet sont conditionnées par la perception inconsciente du bon fonctionnement et du bon état de son corps.
Le système central voit la totalité du corps par le biais du système nerveux autonome. Ne se limitant pas à la simple réception d'informations, il peut agir sur tel viscère ou tel muscle, par l'intermédiaire du système périphérique, pour en réguler le fonctionnement. Il a également un système d'action générale par le biais du système glandulaire. Cette perfection permet au complexe corporel de répondre à toute sollicitation du système central, qui peut être conditionnée par des événements endogènes ou exogènes.
Imaginons que la liaison avec un organe périphérique soit troublée, que le système central ne connaissant que les capteurs, ignore la ligne de transmission. Deux cas de figure peuvent être envisagés : la ligne ne transmet plus ou alors elle transmet des informations erronées. Premier cas, en l'absence de transmission d'informations, afférentes et/ou efférentes, l'organe périphérique serait livré à lui même et soit ralentirait ou accélérerait sa fonction de façon anarchique ; le système central tenterait alors d'intervenir sur les organes périphériques situés en amont ou en aval de celui qui fait n' importe quoi, pour essayer de maintenir un fonctionnement à peu près normal du complexe corporel. Deuxième cas, le système central répondrait de façon logique aux informations qu'il penserait recevoir de l'organe périphérique mais qui seraient en fait - soit émises par la ligne de transmission défectueuses, soit issues d'un système autonome qui en temps normal ne se fait pas entendre (message articulaire) - et attribuées à tort parce qu'ils partagent quelques circuits communs (ganglions spinaux, moelle épinière).
Les réactions du système central ?
Il a le choix entre de nombreux moyens (musculaires, hormonaux, immunitaires, etc....) en fonction de la perception des informations reçues et il tentera de remplir sa mission principale qui est de sauvegarder l'intégrité du « Moi ». Il va de soi que s'il est trompé dans ses informations, sa réponse toutefois logique, passera pour erronée vue par un observateur extérieur non informé des raisons qui ont motivé ses réactions. Mais cette atteinte à l'intégrité du « Moi » que le système central ne pourra résoudre, va modifier petit à petit les émotions induites par rapport à la perception des événements du monde extérieur et les réponses qu'il y apportera seront différentes (exagérément amplifiées). L' analyse qui sera faite des événements extérieurs sera souvent perçue comme une menace supplémentaire s'ajoutant à la situation interne d'un « Moi » dont la survie pose déjà problème au système central.
Il est difficile de gérer simultanément deux situations qui menacent simultanément une fonction vitale !
Si une personne éprouve des difficultés respiratoires d'origine endogène, le fait de savoir qu'un effort physique va lui être nécessaire pour sa survie (fuite devant un danger potentiel) ne va pas améliorer sa condition psychologique et l'émotion provoquée par cette situation ne peut que renforcer la cause physiologique de son mal. Prenons le cas d'un asthme à l'effort. La réponse logique du système central (bronchoconstriction) tentant de résoudre prioritairement une cause erronée (message articulaire chondrocostal perçu, à tort, comme provenant du plexus pulmonaire) va se renforcer, tentant de préparer le système respiratoire à un effort nécessaire pour répondre à la situation qui nécessite de s'enfuir. Les émotions qui s'ensuivent vont déclencher des réponses hormonales qui vont placer le sujet, non pas en état de vigilance accrue, pour répondre à la situation, mais en état de panique, le système central constatant que le « Moi » ne pourra pas répondre correctement à la demande à cause d'un élément vital défectueux. Il sait que sa survie est compromise, l'émotion est renforcée, la réponse à la situation est amplifiée, l'urgence se porte prioritairement sur la partie défectueuse et la difficulté respiratoire, habituellement gérée au mieux, se trans-forme en crise d'asthme.
Sans tenir compte de ce principe, aucun raisonnement ne permet de concevoir qu'il puisse exister une réaction identique face à ce type de situation évoquée. Au contraire, en temps normal, la perception d'une situation exogène qui risque d'attenter à la survie du « Moi », va déclencher des messages hormonaux qui vont mettre le complexe en état d'alerte générale, le préparant à réagir avec une vigueur et une rapidité inhabituelle doublant ou triplant ses aptitudes normales physiques et analytiques. Le système immunitaire n'est pas une entité autonome, il est étroitement lié au système central et au système périphérique. Le même principe s'y applique : il n'est qu'un des éléments des réponses qui sont aux services de la programmation qui doit assurer la survie du « moi ». Le système central peut le piloter par des substances neuronales diverses (noradrénaline, substances « P », somatostine, Vaso Intestinal Peptide). Le système périphérique aussi : il est capable d'émettre des neuropeptides (Neuroleukine, Marc E. Gurney, 1987) ayant une action spécifique sur certains lymphocytes (B).
Preuve cliniqueMécanisme de prise de décision
Voyant tout de suite un lien entre cette théorie et mes propres travaux (information « fantôme » à l'origine de l'asthme, de l'eczéma, du psoriasis, du diabète, et autres pathologies immunitaires), j'ai voulu la développer en la projetant sur d'autres systèmes que la perception d'un membre absent.
J'ai tout de suite envisagé que le même principe pouvait s'appliquer au système immunitaire lorsqu'il existe un message nociceptif (vrai ou projeté) issu d'une quelconque partie du corps. Par le jeu des informations supposées issues d'un territoire cutané ou viscéral et des informations issues du système central, le système immunitaire doit, à mon avis, être sollicité pour apporter une solution qui en principe devrait rétablir une situation normale. Mais, du fait que l'information nociceptive ne cesse pas malgré cette intervention, le système immunitaire va procéder à la destruction de ce qui lui semble être à l'origine du message, c'est-à-dire : le territoire lui-même. Je pense qu'il s'agit là de la vision d'une pathologie auto-immune, il faut faire cesser l'information à tout prix, c'est une question de survie !
Mes travaux démontrent ces mécanismes, mes résultats les prouvent et l'observation clinique évoquée concernant la polyarthrite rhumatoïde en apportent la confirmation. Psychoneuroimmunologie : cette nouvelle discipline est sur la bonne voie, mais commet toutefois une erreur fondamentale : elle ne tient compte que du stress exogène qui ne peut pas apporter d'explication sur la localisation élective d'un asthme, d'un eczéma ou d'un psoriasis. Il faut donc prendre en compte l'existence d'un stress endogène. Ce n'est qu'en considérant que l'origine fondamentale d'une réaction pathologique, dans un territoire précis, ne peut avoir qu'une cause située sur le trajet qui le relie au système central, que l'on peut en comprendre et justifier le mécanisme. Le principe se conçoit alors dans le sens logique qui est neuroimmunopsychologie et par extension, neuroimmunodermatologie.
Mais où se trouve la cause (nociceptive) située entre le territoire et le système central ? Ce sujet nécessitant un long développement, qui n'est pas le but de cette information, je vais m'en tenir à une explication réduite à sa plus simple expression. Des restrictions de mobilité articulaires (fixations dans des positions de rotation/inclinaison) de certaines vertèbres vont entraîner des réactions inflammatoires dans les tissus environnant les trous de conjugaison. Cette inflammation va produire une légère compression des racines nerveuses, par là même entraîner l'asphyxie d'un certain nombre de fibres fortement myélinées et provoquer des anomalies du « réflexe épicritique cutané ». Cette observation clinique est inédite et inconnue de la médecine.
Un test simple me permet de mettre en évidence les zones (visibles) d'anomalies du réflexe épicritique cutané, qui sont identiques et constantes dans leurs localisations sur tous les sujets atteints d'une même pathologie et différentes suivant les pathologies ; il permet surtout d'effectuer un diagnostic préventif remarquable, par le fait que les anomalies cutanées apparaissent avant que la pathologie ne se manifeste. La découverte de quatre nouveaux réflexes (inconnus de la médecine) : costocubital, cubitocostal, genucubital et podocubital, permettent également de savoir où en est le sujet, aussi bien dans sa pathologie que dans l'avancement de sa guérison. Ces réflexes ne sont présents dans leur totalité que dans les cas d'un sujet absolument normal. Mes travaux démontrent également ce qui est constant et commun aux diverses pathologies du système immunitaires ainsi que ce qui est différent et constant dans les variantes pathologiques.
Voici un premier exemple, prenons le cas d'un rhinite allergique qui provoque une réaction nasale inflammatoire accompagnée d'hypersécrétion. Quels sont les circuits régulateurs ? Posons le problème simplement en révisant le circuit nerveux sécrétoire et son système de régulation. « Le ganglion sphénopalatin de Meckel.
Les branches afférentes :
de nature parasympathiques, elles viennent du noyau lacrymal muco-nasal ; elles cheminent ensuite dans le facial, le ganglion géniculé, le grand nerf pétreux superficiel.
de nature sympathique, elles viennent du plexus carotidien ».
Mais pourquoi Guy Lazorthes ne continue-t-il pas la description de ce dernier circuit, alors que le plexus carotidien n'est qu'un relais ; elles passent également par le ganglion stellaire et sont issues du centre ciliospinal de Budge ! Ce qui nous permettrait de comprendre que les fibres régulatrices sympathiques émergent du système médullaire au niveau des premières dorsales.
Que trouvons nous systématiquement dans ce type d'allergie ? Une fixation de la première vertèbre dorsale et de la première côte en position de rotation horaire (90 %) des cas) ou en rotation inverse (10 % des cas), fixation de la première vertèbre cervicale en rotation de sens identique à la précédente. Sachant les liaisons musculaires qui les relient entre elles, ceci n'est pas une surprise. La levée de ces fixations et le retour à une mobilité articulaire permet un retour à la normalité de la régulation sécrétoire dans un laps de temps très court (souvent dans les instants qui suivent).Un autre exemple : les paresthésies pharyngées qui provoquent une toux réflexe et qui sont parfois à l'origine de ce que l'on qualifie de « crise d'asthme », par manque d'observation. Je dis bien par manque d'observation, car si tel n'était pas le cas, les praticiens se seraient aperçus qu'ils ne s'agissait pas d'une classique dyspnée expiratoire mais d'une dyspnée inspiratoire. Ces paresthésies pharyngées sont perçues (à tort ou à raison ?) par le glosso-pharyngien.Que savons nous du déclenchement réflexe de toux ? Tout.... ou presque ! Guy Lazorthes en décrit un, plus particulier : le réflexe auriculaire. Je puis démontrer que ce réflexe est consécutif à une anomalie de position de l'atlas et qu'en l'absence de celle-ci, il n'existe pas ! En présence de cette anomalie, pour le provoquer il existe deux moyens : l'un consistant à introduire un coton-tige dans le conduit auriculaire, comme pour le nettoyer ; l'autre, plus performant, consistant en une palpation légère des apophyses de l'atlas.
Dans ce cas, le sujet ressentira des paresthésies pharyngées et toussera immédiatement par voie réflexe. Ce cas est rencontré chez les sujets présentant une petite toux sèche qui se manifeste souvent à l'effort ou dans des situations de stress. A titre de curiosité, les symptômes cessent immédiatement dès la remise en place de l'atlas. S'il s'agit d'un « asthmatique » du genre de ceux qui « ne font des crises que la nuit ou à l'effort », on peut alors observer que la crise qui s'en suit est une dyspnée inspiratoire, qui va parfois, dans un second temps, se transformer en dyspnée expiratoire. Sans malposition de l'atlas, au lieu de paresthésies et de toux, le sujet déglutira par voie réflexe à chaque sollicitation correspondant à la palpation citée plus avant et le test du conduit auditif (cité par Lazorthes) ne donnera aucune réaction de toux.Observations
Quel est le mécanisme des pathologies cutanées ? Ce ne sont que des réactions normales de défense de l'organisme en réponse à des informations endogènes nociceptives, projetées à tort sur des territoires métamériques. Quel est le mécanisme des pathologies viscérales ? Il est fondamentalement identique, mais la projection de l'information nociceptive se fait sur le viscère.
Ce qui est commun entre les pathologies immunitaires : une atteinte du premier segment thoracique (fixation en rotation inclinaison, détectable en palpant la première côte, toujours douloureuse d'un côté) avec une répercussion sur le ganglion stellaire. Cette situation est présente dans tous les cas où le système immunitaire est en cause. Ce qui est présent dans les formes d'asthme, en plus du premier segment thoracique nous trouvons :
- une sub-luxation chondrocostale de la deuxième côte, dans l'asthme à l'effort.
- une sub-luxation chondrocostale de la troisième côte, dans les bronchites asthmatiformes (cette subluxation, non conjointe à une atteinte du premier segment thoracique, donne seulement une bronchite chronique).
Ce qui est commun à toutes les formes d'asthme :
- tous les asthmatiques sont porteurs d'une ampliation thoracique asymétrique portant sur les trois premiers étages dorsaux.
- ils ont un déficit comparatif d'amplitude d'un des deux hémithorax.
- un des deux hémithorax se trouve dans une position de postérité fixée.
- ils présentent tous des subluxations chondrocostales, facilement détectables à la palpation si celle-ci est exercée, en insistant, sur celle de la deuxième ou troisième côte, en forçant le sujet à des inspirations profondes : la crise d'asthme sera déclenchée en quelques secondes. Ces atteintes des trois premiers segments thoraciques expliquent la position de blocage qu'adoptent les asthmatiques, ainsi que leur respiration « abdominale ».
Le point d'arrêt de la crise d'asthme : il est toujours situé du côté opposé aux subluxations chondrocostales, entre les côtes, sur le rameau perforant latéral du nerf intercostal. Il s'agit en fait d'une petite lipodystrophie réflexe détectable au toucher et douloureuse à la pression ; un massage lent de ce point (douloureux) dans le sens intercostal, fait cesser la crise d'asthme et son cortège de symptômes en quelques secondes. Même lorsqu'un asthmatique n'est pas en crise, mais qu'il présente une légère gêne respiratoire, le massage de ce point lui provoque une forte inspiration et une libération. Ce qui est différent entre le psoriasis et l'eczéma : en plus du premier segment thoracique, nous trouvons des restrictions articulaires en relation étroite avec les territoires métamériques où sont présentes les lésions mais un élément fait toute la différence :
- le foie est en cause dans l'eczéma,
- le pancréas l'est dans le psoriasis, ce en fonction du sens de rotation de quelques étages vertébraux.
Il existe un lien entre l'eczéma et le psoriasis, du fait qu'une certaine forme d'eczéma est psoriasiforme et qu'un psoriasis peut être eczématiforme. Ce qui me permet ces affirmations : la découverte de points réflexes, identiques dans leur principe au point de Mac Burney qui ne sont présent que dans le cas d'une pathologie viscérale. Ils permettent donc de détecter, par voie réflexe, la présence d'une anomalie fonctionnelle viscérale (Foie, rate, pancréas, vésicule, etc.). A ce propos, pourriez-vous répondre à ces questions : pourquoi le point de Mac Burney est-il encore parfois présent, alors que l'appendice ne l'est plus depuis longtemps ? Pourquoi un point identique est-il parfois présent du côté opposé ? Qu'indiquent-ils dans ces cas ?
Ce qui fait alterner l'asthme et l'eczéma : les informations nociceptives sont dominantes suivant un « accord » (comme en musique). L'accord peut varier en fonction de circonstances que je ne décrirai pas ici, mais la projection des informations dominantes peut varier entre peau et viscère. Le fait est bien connu, soigner un asthme conduit souvent à faire sortir un eczéma, et vice et versa. Les accords sont dits dominants, mais des sous-accords existent conjointement, le corps répond prioritairement au premier. Si l'on arrive à le masquer, le second se fera entendre et deviendra à son tour prioritaire. Soigner une réaction n'est pas en soigner la cause. Vouloir la supprimer ne fait souvent que déplacer le problème car le corps ne fabrique que ce qui lui est ou lui semble utile pour assurer la survie du « Moi ».
Un siècle de recherche sur les causes des allergies et de l'asthme, pour en arriver à dire qu'il s'agit.... d'une maladie environnementale (sic). Certains travaux actuels (psychoneuroimmunodermatologie) sont sur la voie de la compréhension des mécanismes des pathologies immunitaires. Ils leur manquent uniquement la notion de « stress endogène » pour comprendre pourquoi une pathologie cutanée possède une prédilection pour certains territoires métamériques alors qu'une autre forme se localisera différemment.
De la théorie à la pratiqueConcernant l'application pratique, une méthode thérapeutique est au point depuis plus de dix années et les résultats sont édifiants : plus de 90 % de taux de guérison (+ de 5 ans de recul sans rechute constatée). Il existe des échecs, mais ils sont liés à plusieurs facteurs. Certains sont irréversibles, sujet trop âgé, présence importante d'arthrose, déminéralisation et pathologies osseuses interdisant toute pratique mobilisatrice articulaire. D'autres sont réversibles, surinfections diverses d'origines bactériennes ou fongiques (Candida Albicans très souvent présents) qui peuvent et doivent être traitées efficacement après identification par examen de crachat et tests des souches in-vitro. Il existe des cas de rechute, ils sont rares. Ils se produisent en cas de chute, d'accident, etc., mais dans ce cas une reprise de sa statique sur une ou deux séances normalise la situation.
Les résultats sont, comme le dit le Dr. Jean-Rémi Lepan dans sa préface, tenant compte de son expérience personnelle : « surprenants pour ne pas dire extraordinaires chez l'enfant, un peu moins brillants chez l'adulte mais très positifs compte tenu de leur état antérieur ». Les résultats chez l'adulte sont liés à l'âge et/ou à l'ancienneté de la pathologie (il va de soi que 40 ou 50 ans d'asthme ne peuvent se résoudre « à coup sûr comme par magie »). En règle générale pour traiter un asthme (par exemple) cela ne nécessite en moyenne que trois séances de travail d'une heure. Cette technique est à la portée de tout praticien en thérapies manuelles, un simple complément de formation de trois jours lui est nécessaire pour pratiquer correctement ma méthode thérapeutique. Cette médecine des structures respecte les lois de la vie, en effet son principe est on ne peut plus simple (mais pas simpliste). Redonner, à un individu, son équilibre et sa conformité originelle, telle que la nature l'avait prévue. Rien de plus !
Un bon équilibre du bassin, c'est-à-dire de ses fondations. Un axe corporel correct, c'est-à-dire supprimer les tensions qui le mettent dans une attitude de type scoliotique (ou autre). Lui redonner une mobilité thoracique parfaite afin que sa fonction respiratoire le soit également. Lui redonner une mobilité cervicale naturelle afin qu'il n'existe aucune compression O.A.A, lieu de prédilection à l'origine de très nombreux troubles.
En un mot : remettre une personne dans ses axes. Ne dit-on pas : c'est un désaxé, c'est un type tordu, c'est un type droit, c'est un déséquilibré, c'est une personne équilibrée et il n'y a pas de fumée sans feu !| < Précédent |
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