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2. L'asthme et les pathologies - Génétique et asthme

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L'asthme et les pathologies du système immunitaire et comportementales - II - Génétique et asthme

Jacques R. GESRET* article paru dans la revue OSTÉO n° 43 - Octobre 1996

Sommaire : Génétique et asthme - Médecine des structures

Ostéo, la revue des ostéopathes - Proédit, Espace Grobet - 50, rue Louis Grobet - F - 13001 MARSEILLE - Tél.: 00 33 (0)4 91 08 50 95 - Fax : 00 33 (0)4 91 08 55 84 - www.osteo-larevue.com

* Auteur de « Asthme, Recherche fondamentale et nouvelles thérapeutiques des pathologies du système immunitaire », Ed. de Verlaque septembre 1996. - Site : http://asthme-reality.com

Tous nos remerciements à Michel COQUILLAT, Directeur de publication, et à Jacques GESRET pour leur autorisation à reproduire cet article.

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II - Génétique et asthme

Génétique

« Être ou ne pas être » d'origine génétique, là est toute la question de l'asthme. Certains en seront convaincus pour plusieurs raisons. La première, parce que personne à ce jour, à ma connaissance, n'avait découvert ni démontré les causes fondamentales de cette pathologie avec exactitude. La deuxième, parce que la voie royale de la médecine actuelle se trouve être la recherche génétique qui doit apporter toutes les réponses à toutes les questions.

Mais la modification génétique est-elle à l'origine de la pathologie ou la pathologie est-elle à l'origine de la modification génétique ?

Peut-on affirmer la responsabilité potentielle d'un gène en absence de la pathologie et affirmer qu'elle apparaîtra obligatoirement un jour ? C'est peut-être vrai, mais c'est peut-être faux également.

Envisageons l'hypothèse suivante : si un individu, pour une cause non connue à ce jour, développait une pathologie chronique, serait-il possible qu'il se produise, en lui, conjointement, une modification génétique adaptative à ce nouvel état permanent. Ouvrons alors une parenthèse : lorsqu'un sujet est confronté à l'apparition d'une pathologie quelconque, les mécanismes de ses systèmes de défense se mettent en action. Parmi ceux-ci, certaines substances, chimiques comme les interleukines et l'interféron ont la faculté de pénétrer au cœur de la cellule pour stimuler certains codons de l'ADN. Alors, la cellule, véritable usine chimique, se mettra à produire une ou plusieurs substances qui ne lui sont pas habituelles, mais devenues nécessaires pour répondre à la situation de défense.

Si la cause ne peut être éradiquée par les réponses chimiques et si cette situation prenait un caractère définitif, pourrions-nous penser que cette modification soit « fixée » et devienne transmissible génétiquement ?

On pourrait alors penser qu'il s'agit d'un acquis permettant aux générations futures de faire face à l'éventualité pathologique.

Si cette même cause non prévue se reproduisait à la génération suivante, impliquant la même pathologie, le sujet y serait en quelque sorte « préparé » et ses réactions seraient peut-être plus précoces. Mais si la cause n'était pas présente, développerait-il la pathologie ?

Dans ce deuxième cas de figure, conserverait-il cette modification, qui n'est plus une nécessité, et serait-elle transmise à son tour aux générations suivantes ?

Si l'asthme avait réellement une origine génétique, du fait qu'il était déjà étudié du temps de Gallien, d'Avicenne, etc., de par le nombre des descendants de ces asthmatiques originels, la population mondiale actuelle serait porteuse de cette pathologie ! Si telle était son origine aucun descendant d'asthmatique ne pourrait y échapper. Pourtant des enfants d'asthmatiques ne le sont pas et des enfants de non asthmatiques le sont. L'asthme peut aussi survenir à n'importe quel âge, 6 mois comme 60 ans et disparaître comme il est venu (bizarre, les gènes se seraient-ils remis en ordre). Si l'asthme, avait réellement une origine génétique, actuellement aucune technique autre que le recours à des manipulations sur le gène responsable ne permettrait de les guérir.

Commentaire

Si la thérapie que j'ai mise au point me permet de traiter cette pathologie avec succès depuis plus de dix ans, ce sans l'usage d'aucun médicament, c'est donc que son origine n'est pas héréditaire. Ne nous plaignons pas, au début du siècle voici ce qu'en disaient d'éminents Professeurs de la Faculté de Médecine, Membres de l'académie : « l'asthme est une maladie de la classe riche » il se voit fréquemment dans la clientèle aisée, tandis qu'il est assez rare à l'hôpital. Certaines professions, celles entre autre qui nécessitent l'usage de la parole, telles que les professions d'avocat, de prédicateur, paraissent fa­voriser le développement de la maladie. Mais il est une influence plus importante encore, c'est l'hérédité. Elle peut être similaire, c'est-à-dire que l'asthme sera relevé chez les ascendants et ce sera alors l'hérédité directe, ou chez les collatéraux et ce sera alors l'hérédité indirecte.

Mais l'influence héréditaire doit être comprise d'une façon beaucoup plus large, et ce n'est pas toujours l'asthme même qui pourra être incriminé, mais seulement la tendance, la prédisposition à tout un groupe de maladies qui se succèdent, alternent, se substituent les unes aux autres et peuvent être considérées comme des équivalents morbides. Dans les antécédents héréditaires des asthmatiques, on voit figurer, en effet, à défaut de l'asthme, la goutte, l'obésité, la migraine, le diabète, la lithiase biliaire, la lithiase urinaire, le rhumatisme, la gravelle, l'eczéma, l'épilepsie, l'hystérie, l'arthrite.... ».

Tout était prétexte à cette époque (1908) pour affirmer l'existence d'une « hérédité », mais ne nous y trompons pas, de nos jours cette idée est toujours dans l'air, tout comme le sont les poussières et pollens.


III - La médecine des structures

Un regard nouveau sur les pathologies immunitaires

Nous allons soumettre à la réflexion des praticiens cette approche originale des pathologies immunitaires (asthme, allergies, eczéma, psoriasis, etc.). Pour entrer en matière nous allons rappeler quelques règles élémentaires.

1. La structure gouverne la fonction : la structure de l'oeil gouverne la fonction de la vision, celle de l'oreille, l'audition et bien entendu la structure thoracique gouverne la respiration.

2. La cause est à l'origine de l'effet : les clefs de la connaissance des effets ne se trouvent que dans celles des causes. (Ghazâlî, Le tabernacle des lumières)

3. La fonction dirige la règle comportementale : en effet le dérèglement d'une fonction modifie le comportement psychoaffectif et relationnel de l'individu.

De ces trois règles de bases nous pouvons en déduire la conclusion suivante : certains dérèglements structurels sont à l'origine de pathologies fonctionnelles et/ou comportementales.

Nous allons prendre l'asthme comme premier exemple pour illustrer ce raisonnement. L'asthme a toujours été décrit, et continue de l'être encore aujourd'hui, comme une réponse à une agression exogène environnementale, soit sous la forme d'une hypersensibilité allergique, soit sous la forme de problèmes psychophysiologiques. A ma connaissances, il n'a jamais été envisagé comme une réponse logique à un stress d'origine endogène, constitué d'informations articulaires (inconscientes) de type « projetées » ou « fantômes », issues de subluxations chondrocostales des trois premiers segments thoraciques.

L'information « fantôme »*

* Vous et votre santé, n° 19, février 1995.

C'est le moteur de ma théorie concernant l'asthme et les pathologies du système immunitaire. Une information dite « projetée » ou « fantôme » est le fait que certains amputés perçoivent leur jambe ou leur bras disparu comme s'il existait encore. C'est le neurologue américain Weir Mitchell qui en publia les premières observations en 1866, dans le journal l'Atlantic, sous la forme d'une nouvelle anonyme intitulée « Le cas de Georges Dedlow ».

Les sensations du membre fantôme sont multiples : pression, chaleur, froid, démangeaisons, sensations de moiteur, chatouillements, fourmillements, etc. Le membre absent est toujours perçu comme partie intégrante du corps et l'origine de ce phénomène reste mal connue. On a supposé que le névrome était à l'origine des informations, mais toutes les recherches chirurgicales effectuées à ce jour (section des nerfs au dessus du névrome ou à leur racine, section de certains rameaux nerveux de la moelle épinière, exérèse de certaines aires du thalamus et du cortex) n'ont pas donné de résultats durables dans le temps.

Une théorie toute récente (Scientific American Review, n °176, Juin 1992.), émise par Ronald Melzac de l'université Mc Gill à Montréal, impliquerait l'idée d'une neuromatrice cérébrale ; c'est-à-dire « un réseau de neurones qui non seulement répond aux stimuli sensoriels, mais qui produit en outre ce qu'il nomme une neurosignature, un signal indiquant que le corps est intact et qu'il appartient sans équivoque à soi-même ».

Cette neuromatrice devrait comprendre trois circuits neuronaux :

  • le circuit sensoriel qui traverse le thalamus et qui se projette dans le cortex somesthésique.
  • un circuit qui aboutirait au système limbique, qui joue un rôle clé dans les émotions et les motivations.
  • un circuit composé des aires corticales assurant la reconnaissance du soi et l'évaluation des signaux sensoriels et surtout du lobe pariétal qui détermine la conscience du soi et l'évaluation des signaux sensoriels.

Ronald Melzac pense que les signaux sensoriels parvenant au cerveau empruntent simultanément ces trois circuits en parallèle, puis l'information de ces trois circuits serait transformée en un seul signal qui serait transmis aux autres aires cérébrales. Ce signal serait enfin transformé en une perception consciente, dans une région du cerveau qui est encore inconnue. Ainsi l'influx nerveux transmettrait non seulement l'information sensorielle, mais aussi l'information « cette sensation concerne mon corps ». Il pense également que les connexions de cette neuromatrice serait initialement déterminées par les gènes et non par l'expérience et l' apprentissage.

Commentaire

Quelle serait donc la relation existant entre le fait de sentir un bras ou une jambe absente et un problème concernant le système immunitaire ?

La théorie de Ronald Melzac va apporter la preuve de la justesse de mon raisonnement et de mes observations. Pour bien comprendre mon principe, il faut développer cette idée. Pourquoi, en effet, restreindre l'information fantôme aux seuls cas d'amputations ?

Une micro lésion articulaire pourrait-elle engendrer des informations nociceptives sur le trajet d'une fibre nerveuse sensorielle ?

Ces informations pourraient-elles être perçues (somatisées ou non) comme provenant de la zone métamérique concernée ? Ou perçues comme provenant d'une zone viscérale ?

Ces informations (somatisées ou non) pourraient-elles engendrer des réactions de défense de la part de l'organisme dans les zones radiculaires ou viscérales d'où elles sont supposées provenir ?

Une information nociceptive permanente (somatisée ou non) supposée provenir d'une zone métamérique ou viscérale pourrait-elle à la longue modifier le comportement psychoaffectif de la personne concernée ?

C'est en partant de l'idée que certaines pathologies comme l'asthme, l'eczéma, le psoriasis, le diabète, la cellulite et les maladies auto-immunes, pouvaient avoir pour origine des erreurs d'interprétation de messages sensoriels que j'ai commencé mes observations. Plusieurs évidences sont apparues : la disposition métamérique des lésions était toujours en rapport avec une restriction articulaire de l'étage vertébral correspondant à la sortie nerveuse impliquée. Je suis donc parti du principe que dans cette zone pouvaient être générées des informations « fantômes » - perçues à tort comme provenant de la peau ou d'un viscère - par le jeu des compressions diverses, articulaire, inflammatoire, etc., effectuées sur la fibre nerveuse issue du rachis. Mais, pour qu'un type précis de pathologie apparaisse, il m'est rapidement apparu nécessaire que soient associés, de façon dominante, divers étages émettant des informations.

Voici mes constatations.

Le premier étage thoracique, en relation avec le ganglion stellaire, est toujours impliqué dans toutes les pathologies du système immunitaire. Si l'association dominante est effectuée avec le deuxième ou troisième étage thoracique, nous aurons une répercussion sur le plexus pulmonaire. Si cette association dominante se fait entre le premier étage thoracique et le sacrum, une réaction cutanée apparaîtra derrière les jambes. Tout ceci est démontré dans mon livre sous l'appellation de « mélodie vertébrale ». Dans la pratique, le simple fait de procéder à une levée de ces restrictions articulaires et à une équilibration générale de la statique du sujet, m'a apporté la preuve que le corps faisait tout simplement disparaître ce qu'il avait crée.

Je pense que la théorie de Ronald Melzac sur la neuromatrice et la neurosignature ne peut être restreinte à ses observations. Il me semble logique d'en élargir la vision à d'autres concept que « la sensation d'un membre disparu », par exemple : au comportement ou au système immunitaire.

Une relation existe entre le système sensoriel et le système limbique qui joue un rôle clé dans les émotions (notion de douloureux, de plaisant ou d'épuisant) et les motivations. Une information nociceptive permanente, vraie ou supposée, d'origine sensorielle ou viscérale, même non somatisée, pourrait donc dans le temps provoquer une modification de l'équilibre psychoaffectif.

Cette théorie de la neurosignature comparée à la neuromatrice qui indique que le corps est intact et qu'il appartient sans équivoque à soi même est à mon avis une clé qui ouvre toutes les portes concernant les pathologies du système immunitaire. On pourrait, de ce fait, comprendre le mécanisme d'un rejet de greffe autrement que par une simple réaction indépendante du système immunitaire de compatibilité, « cela ne fait pas partie de mon corps, je dois le rejeter ! »

On pourrait envisager également que ce qui déclenche l'apparition d'une néoformation pourrait avoir pour origine « la perte de certaines informations du territoire correspondant».

Je vais essayer d'aller plus loin dans le développement de ma théorie et de ce fait, une explication plus complète s'impose. Si cette neuromatrice, sorte d'hologramme génétique et cette neurosignature qui s'y rapporte ont pour fonction de veiller à l'intégrité du corps, elles ont aussi, logiquement, pour mission de gérer la croissance et la forme du corps. De ce principe :

l'individu se construirait à partir de l'image génétique contenue dans son système central.

sa forme finale serait déjà programmée de par la forme de la neuromatrice et tant que la neurosignature n'y correspondra pas, dans sa forme et dans son volume, la croissance de l'individu se poursuivra.

De ce fait on pourrait penser que chaque cellule, chaque organe, enfin le corps tout entier dans sa forme, dans ses fonctions et dans ses volumes seraient sous le contrôle d'une structure génétiquement organisée dans le système central. C'est ce qui maintiendrait, par exemple, un organe dans son état cellulaire, dans sa fonction et dans son volume. Il n'aurait en fait aucune indépendance vis-à-vis de l'ensemble.

Si pour une cause inconnue, une information anormale, vraie ou fausse, ou l'absence d'une information concernant un petit territoire de cet organe en question, venaient à se produire, que ce passerait-il ?

Admettons qu'un volume soit perçu comme disparu par la neuromatrice, cela pourrait déclencher un signal en retour donnant l'ordre à des cellules de proliférer pour combler le vide constaté (à tort). L'information de vide persistant - puisque d' origine fausse - la prolifération des cellules ne pourrait que continuer.

En quelque sorte, l'autorisation de croissance, qui permet à une cellule de se multiplier et non simplement de se reproduire, serait redéclenchée. Prenons le cas d'un viscère : chez l'enfant, son volume est inférieur à celui d'un adulte. Tant que ce volume adulte ne sera pas atteint, les cellules qui le composent vont se multiplier.

Dès que la forme et le volume définitifs seront atteints, la multiplication cessera et fera place à une régénération contrôlée - une cellule laissera place à une seule cellule. Je suis intuitivement et intimement convaincu que l'avenir me donnera raison. C'est au niveau de l'information qu'il faut chercher la réaction car : le corps ne fabrique que ce qui lui semble utile ou nécessaire. A première vue, on pourrait penser que tout est régi par le système central, mais en y regardant de plus près, apparaissent des contradictions dans le raisonnement concernant les détails.

L'homme segmentaire

On rencontre chez tous les vertébrés, à un stade donné du développement embryonnaire, des formations mésodermiques disposées à la suite les unes des autres, que l'on désigne sous le nom de métamères ou de segments primordiaux. On les envisage comme une représentation phylogénique de la structure du corps des invertébrés et en particulier des annelés.

La segmentation de l'embryon remonte aux premières phases de son développement. Vers le 15ème jour (environ 2mm) apparaissent les premières protovertèbres (futures cervicales) et vers le 25ème jour (environ 5mm) elles seront au nombre de 35.

C'est à partir de ce stade que des cellules vont se détacher de la crête neurale pour former deux cordons parallèles. L'un donnera les plexus ou ganglions préviscéraux, l'autre formera la chaîne latérovertébrale des ganglions spinaux. C'est vers la fin du 3ème mois que sera effective la segmentation des masses ganglionnaires, répondant exactement à celle des paires rachidiennes dont elles dérivent. Cet aspect en « chapelet » va se transformer à certains endroits en « cosse de haricot » intégrant plusieurs « grains » pour former les masses des ganglions stellaire, thoracique et lombaire.

Le système sympathique est l'élément fondamental du système nerveux : « Il est le plus ancien dans l'ordre ontogénique, comme dans l'ordre phylogénétique ; son entrée en fonction est antérieure à celle du système cérébrospinal : le plexus viscéral précède le cerveau. » (Guy Lazorthes)

Nous pourrions considérer les ganglions spinaux comme des « cerveaux métamériques » synchronisés entre eux par des connections médullaires, sans pour autant impliquer le système central par une foule de détails qu'ils peuvent gérer directement. Ce sont bien des mini-cerveaux inversés car ils contiennent des neurones « intermédiaires » (en T dont les cylindraxes se dirigent vers la moelle épinière et les dendrites vers les terminaisons nerveuses diverses) qui gèrent et modulent les informations entre les neurones médullaires et les terminaisons cutanées, musculaires ou viscérales, centralisant les informations, les modulant, les sélectionnant et n'échangeant que ce qui est nécessaire avec le système central. Nous pourrions envisager que ces ganglions détiennent, en association avec les noyaux médullaires, la « somatotopie viscérale » absente du système central puisqu'ils sont opérationnels, chez l'embryon, avant même la mise en fonction du système central, en même temps que se forment les premiers viscères.

Mais d'autres questions sont soulevées : cette association entre les ganglions, réalisée par les connections médullaires, ne contiendrait-elle pas les informations nécessaires à la réalisation d'un viscère, tant dans sa forme, son volume et sa fonction. La neuromatrice viscérale se trouverait-elle dans les ganglions spinaux ?

Des décisions sont donc prises à ce niveau médulloganglionnaire et c'est également à ce niveau que des erreurs peuvent être engendrées : informations projetées, conscientes ou inconscientes (douleur de l'infarctus, projection cutanée d'une information viscérale, projection cutanée, viscérale ou musculaire d'une information articulaire). Ces erreurs d'interprétations vont être à la base de réactions du système central et des mécanismes de défense qui vont entraîner des pathologies qui ne peuvent trouver d'explication que dans cette logique de raisonnement. Mais revenons à notre inventaire et à nos observations.

Sympathique-parasympathique

En 1926, E. Sergent, avait donc envisagé la possibilité de mise en œuvre de ces deux systèmes et il disait : « La prépondérance du pneumogastrique dans la crise d'asthme peut tenir à l'inhibition passagère du sympathique ». « C'est donc tout le système d'innervation de l'appareil respiratoire et surtout du poumon qui est perturbé, il y a bien déséquilibre vagosympathique ».

Articulations chondrocostales

Curieusement, à la même époque, il existait un traitement opératoire (Freund) qui consistait à réséquer les cartilages costaux des asthmatiques, avec d'heureux résultats. Ces deux voies sont rapidement tombées dans l'oubli avec les progrès réalisés dans l'élaboration des substances médicamenteuses.

Mise à jour le Mercredi, 12 Mai 2010 17:23  

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