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| 2. Étude critique de la physiologie de l’ostéopathie crânienne |
| Bases physiologiques du mouvement rythmique |
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Étude critique de la physiologie de l’ostéopathie crânienne
2. Mouvement rythmique - Bases physiologiques du mouvement rythmique crânien, tissu par tissu
Auteur : FERGUSON Andrew, DO, MSc, Praticien libéral, Londres Royaume-Uni - Courriel :
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Titre original : A review of the physiology of cranial osteopathy paru dans le Journal of Osteopathic Medicine, 2003; 6(2):74-88. Traduction française de Gérard TROUZIER
Traduction et publication autorisées par Research Media Pty Ltd (Editeur du Journal of Osteopathic Medicine)
- Copyright : Research Media Pty Ltd (Editeur du Journal of Osteopathic Medicine)
- Copyright pour la traduction française :
Mouvement rythmique
De nombreux changements physiologiques se produisent de façon rythmique et cyclique dans le corps humain suivant des cycles allant de quelques millisecondes – comme certains réflexes nerveux – à des cycles de quelques heures, jours, semaines ou mois, comme dans certains cycles hormonaux. Dans cette étude, nous observerons ce que les praticiens en thérapie crâniosacrée qualifient d’Impulsions Rythmiques Crâniennes (IRC) qu’on décrit généralement comme ayant une fréquence de 6-15 cycles par minute (cpm)[6]. Ceci est plus lent que le rythme cardiaque, et Sutherland1 affirmait que ce n’était pas lié à la respiration, du fait que les deux phénomènes ne sont pas synchrones.
La palpation du rythme des IRC est très difficile, différents ostéopathes n’obtenant pas les mêmes résultats, et les études montrant une fiabilité interexaminateur très faible. De même certains auteurs ont trouvé des rythmes sous-jacents aux rythmes usuels plus lents que ceux-ci. Norton et col.[7] a rapporté un rythme de 3.7 cpm en moyenne sur 12 examinateurs et 24 sujets et Becker[8] a rapporté, lui, ‘rythme profond’ (deeper rhythm) de 0.6 cpm. Peu de mesures objectives de l’IRC existent et ne sont pas fiables. Ceci vient de ce que les chercheurs, s’attendant à un mouvement physique dans le crâne, ont eu des difficultés à détecter de très petits déplacements (probablement inférieurs à 0.3 mm) chez des sujets vivants.
Comme on n’est pas d’accord sur le rythme de l’IRC et que les praticiens peuvent peut-être palper plus qu’un seul rythme, il n’est pas surprenant que les études de fiabilité interexaminateur aient indiqué un manque d’objectivité dans les mesures. Wirth-Pattullo et Hayes[9] ont montré qu’avec 3 examinateurs et 12 sujets, il n’y avait pas de relation entre l’IRC et les rythmes cardiaque ou respiratoire, mais qu’il existait une grande variation entre les fréquences rapportées par les 3 examinateurs ; d’où il conclut que leur palpation n’est pas fiable. Roger et col.[10] ont mesuré 2 examinateurs palpant simultanément la tête et les pieds de 28 sujets et n’ont pas trouvé de corrélation interexaminateur, de ce fait, « ils n’ont pas admis le fait que le mouvement crânio-sacré puisse être détecté de façon fiable ». Moran et Gibbons[11] ont aussi montré – avec 2 examinateurs et 11 sujets – qu’il y avait peu de fiabilité intra ou interexaminateur lors de la palpation à la tête et au sacrum.
Dans la revue et la recherche qui suit, cette étude se concentrera sur l’analyse d’un mouvement physique rythmique possible au niveau des tissus du crâne, dans une étendue de 0.5 à 1.5 cpm, qui sont les valeurs limite de l’IRC obtenues par palpation. En recherche scientifique, la fréquence est habituellement mesurée en Hertz (Hz) ; ainsi, 15 cpm devient à.25Hz et 0.6 cpm représente 0.01Hz.
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