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Accueil Thérapeutique Ostéopathie dans le champ crânien 3.2. Le Liquide Céphalo-Rachidien

3.2. Le Liquide Céphalo-Rachidien

Le Liquide Céphalo-Rachidien (LCR)

Auteur : Jean-Louis BOUTIN

© Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie

Description princeps

« J'ai découvert que le premier principe du mécanisme respiratoire primaire, la fluctuation du liquide céphalo-rachidien, est doté d'un potentiel inhérent et d'une Intelligence. Ce potentiel inhérent est un "fluide" invisible présent à l'intérieur du liquide céphalo-rachidien. Nous devons observer le potentiel inhérent de la Marée, qui a davantage de puissance pour soulager les lésions articulaires membraneuses du crâne que toute autre force pouvant être appliquée sans danger de (extérieur. Ce potentiel fonctionnera intelligemment. Ne perdez pas de vue ce principe et gardez également à l'esprit l’image mentale qui répond à la question suivante: "Comment ces tissus membraneux peuvent-ils limiter la fluctuation de la Marée?" » [1].

« Suivant mon hypothèse actuelle expliquée à travers des phénomènes variés résultant de l'application de la technique crânienne, le cerveau bouge dans le crâne d'une manière incontrôlable et rythmée. Ce mouvement rythmique incontrôlé implique la dilatation et la contraction des ventricules durant les phases de la respiration.

« La dilatation et la contraction alternées réalisent l'activité circulatoire du liquide céphalorachidien; et l'activité circulatoire réalise le mouvement des membranes arachnoïde et duremérienne et à travers la membrane spéciale de tension réciproque ainsi que la mobilité des articulations de la base du crâne.

« Cette hypothèse représente les ventricules latéraux se dilatant durant l'inspiration ; les circonvolutions hémisphériques se dilatant aussi dans le même temps. Pendant la même période, le troisième ventricule se dilate en forme de V, le quatrième en forme de losange, alors que dans le même temps, la moelle épinière est tirée vers le haut et le liquide céphalorachidien fluctue dans les espaces sous-arachnoïdiens et les ventricules. Durant la période d'expiration, les circonvolutions se détendent, les ventricules se contractent, la moelle épinière descend et le liquide céphalorachidien à nouveau circule dans les espaces sous-arachnoïdiens et dans les ventricules » [2].
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[1] SUTHERLAND W. G., Enseignements dans la science de l’ostéopathie, publication dirigée par WALES Anne, traduction Valérie ESPINASSE, Sutherland Cranial Teaching Foundation, distribué par SATAS, ISBN 1-930298-02-1, p.31.
[2] SUTHERLAND W. G., La fluctuation du liquide céphalo-rachidien, Ostéopathie Thérapie Manuelles n° 36, mars 1990, Editions Atman, p. 15. Cette traduction n’est en fait que le chapitre 4 de la Coupe crânienne, in SUTHERLAND W. G , Textes fondateurs de l’ostéopathie dans le champ crânien, Sully – Vannes 2002,  traduction de Henri O. Louwette, ISBN : 2-911074-42-4, p. 132-3.


La fluctuation du LCR

« La circulation du liquide céphalo-rachidien à partir de sa formation dans les plexus choroïdiens, et sa libération dans les espaces extracellulaires du système nerveux central par les espaces sous-arachnoïdiens, soli échappement par l'intermédiaire des granulations arachnoïdiennes dans les sinus veineux, puis son écoulement probable le long des racines nerveuses dans le système lymphatique régional n'ont été ni modifiés, ni remis en cause par Sutherland et son concept.

Sutherland insistait cependant de façon répétée sur le terme « fluctuer » pour décrire le mouvement de va-et-vient du liquide céphalo-rachidien du quatrième au troisième ventricule et de la grande citerne (cisterna magna) à la citerne interpédonculaire pendant la phase d'inspiration du mécanisme respiratoire primaire et son retour pendant la phase d'expiration.

Cette fluctuation résulte de la motilité du système nerveux central qui s'effectue de façon rythmique à peu près 10 à 12 fois par minute.
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ApoStill n° 6, le journal de l'Académie d'ostéopathie

Les changements survenant pendant la phase inspiratoire sont un raccourcissement et un amincissement. Le raccourcissement de la moelle épinière et de chaque hémisphère cérébral vers l'extrémité antérieure du troisième ventricule correspond à une augmentation de la compacité du tissu ressemblant beaucoup au resserrement d'une éponge, ce qui se traduit par une augmentation de longueur du canal central de la moelle épinière, de chaque ventricule et de l'espace sous-arachnoïdien. Quand le liquide extra-cellulaire est expulsé des tissus, la colonne de liquide céphalorachidien se répand dans les espaces qui se sont élargis » [3].

[3] KIMBERLY Paul E, Liquide céphalo-rachidien et mécanisme respiratoire primaire: mise au point, traduit par Virginie Himsworth, ApoStill n° 8 printemps 2001, p. 34, ISNN1292-7848.

Techniques d'induction


Sutherland décrit une « technique d’induction du liquide céphalo-rachidien » qui a pour but de provoquer « un mouvement alternatif des membranes intra-crâniennes qui, à leur tour, stimule l’activité circulatoire du liquide céphalo-rachidien » [4]. Cette technique, appelée « compression conventionnelle du bulbe » par LIPPINCOTT, est plus connue sous le vocable de « compression du 4ème ventricule ». A juste raison, Pierre TRICOT propose de l’appeler « compression occipitale ».

Dans leur « Manuel de technique crânienne [5] », Rebecca C. et Howard A. LIPPINCOTT reprennent cette technique. Ils ajoutent même une autre : « la fluctuation latérale du liquide céphalo-rachidien » ou « roulement des temporaux ».  
[4] SUTHERLAND W. G , Textes fondateurs de l’ostéopathie dans le champ crânien, Sully – Vannes 2002,  traduction de Henri O. Louwette, ISBN : 2-911074-42-4, p. 140.
[5] LIPPINCOTT Rebecca C. et Howard A., Un manuel de technique crânienne, approuvé par W. G. SUTHERLAND, in Textes fondateurs de l’ostéopathie dans le champ crânien, Sully – Vannes 2002,  traduction de Henri O. Louwette, ISBN : 2-911074-42-4, p.190-1.


Les études actuelles

Des études récentes entreprises en Russie, ont montré l’existence de fluctuations lentes intra-crâniennes : « l’étude des fluctuations lentes au sein du crâne couplée à l’observation objective des mouvements des os du crâne et l’évaluation de leur signification informationnelle en temps que critère objectif d’évaluation de l’efficacité du traitement ostéopathique » est devenue possible grâce notamment au « contrôle par monitoring des fluctuations lentes au sein du crâne par bio-impédance conjuguée à une dopplerographie transcrânienne ». Cette méthodologie permet « l’évaluation objective des résultats de l’application de techniques ostéopathiques spécifiques »[6].
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OSTEO, la revue des ostéopathes, n° 50, septembre 1999
[6] MOSKOLENKO Yuri, Mécanismes physiologiques des fluctuations lentes intra-crâniennes, OSTEO, la revue des ostéopathes, n° 50, septembre 1999 et n° 51, janvier 2000, ISSN : 1148-3784.
Mise à jour le Dimanche, 06 Septembre 2009 16:48  

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