![]() |
Influence de Swedenborg sur le modèle du mécanisme respiratoire primaire de l’ostéopathie crânienne
Auteur : Theodore Jordan
Département de formation médicale, Doctors Hospital, Columbus, OH 43228, USA
Traduction : Pierre Tricot
Titre original : Swedenborg’s influence on Sutherland’s Primary Respiratory Mechanism’model in cranial osteopthy. Article paru dans International Journal of Osteopathic Medicine (IJOM) XXX (2009) 1-6.
Article traduit et publié avec l’accord des Éditions Elsevier
© 2010 Jean-Louis BOUTIN et le Site de l’Ostéopathie www.osteopathie-france.net pour la version française.
7.3. - Mobilité articulaire des os du crâne
![]() |
Swedenborg n’a pas évoqué les caractéristiques exactes de la mobilité de chaque os crânien en particulier, mais il a clairement mentionné que les sutures étaient interdigitées pour absorber les tensions émanant de la mobilité cérébrale lorsqu’elles sont transmises par la dure-mère.
« Les sutures et les articulations indiquent les extrémités et la nature des sphères de mobilités ou d’expansions. [...] L’os frontal montre que la partie frontale du cerveau, divisée en deux bosses ou protubérances, s’avance dans une direction antérieure ; les sutures coronale, frontale et transverse, lorsqu’elles sont présentes, indiquent les limites, les directions et les amplitudes des expansions ; les os pariétaux montrent que la masse du cerveau situé dessous s’élève et afflue vers la largeur et en même temps, vers les sinus latéraux ; les sutures sagittale et lambdoïde enflent vers l’arrière pas au-delà de ces limites. L’os occipital indique la quantité d’espace laissée pour l’expansion du cervelet ; son élévation vers le milieu, là où se rejoignent les sinus, montre de quelle nature sont la détermination et la concentration des mouvements des deux cerveaux. La crista frontalis et la crista galli, avec leurs petits orifices et leurs petites cavités, ainsi que les sinus frontaux et le reste également, montrent la nature des forces qui causent une tension, tout comme la nature alternée de la traction et de la poussée de ces délicats cerveaux, par lesquelles ces parties sont élevées et ouvertes » (36).
Par contraste, Sutherland discute du mouvement crânien tel qu’il est perçu d’un point de vue clinique, se concentrant sur la fonction des os crâniens envisagée de l’extérieur. Il a passé beaucoup de temps à étudier chaque os crânien individuellement et à établir la manière dont les différents os interagissent mécaniquement les uns sur les autres :
« À titre d’introduction du fonctionnement articulaire membraneux du crâne, comparons le sphénoïde, avec sa grande aile et sa petite aile, à un dirigeable, l’extrémité frontale s’élevant lors de l’expiration puis se changeant en « transmetteur nasal » en descendant lors de l’inspiration. En conjonction avec le processus basilaire de l’occiput, la selle turcique effectue un mouvement oscillant vers le bas lorsque l’extrémité frontale s’élève et un mouvement oscillant vers le haut lorsque l’extrémité frontale descend. Pour permettre ce fonctionnement basilaire oscillant, les sutures en queue d’aronde procurent un service contractile et expansif d’accommodation, les sutures assurant une accommodation contractile lorsque la région basilaire oscille vers le bas lors de l’expiration, et une accommodation expansive lorsque la région basilaire oscille vers le haut au cours de l’inspiration » (37).
Comme nous pouvons le constater, Sutherland a créé un modèle détaillé connu sous le nom de mécanisme respiratoire primaire qui décrit la présumée mobilité des os crâniens.
- Lire la suite : Conclusion
| < Précédent | Suivant > |
|---|





