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Nature Sciences Santé Hors série n° 3 janvier 2017 - Spécial Cerveau

Édito

De multiples facteurs interviennent dans le déclin cognitif et l’apparition des maladies neurodégénératives qui accompagnent trop souvent le vieillissement. Il existe aussi de nombreux liens entre la santé du cerveau et celles des autres organes.

La recherche sur le cerveau et le vieillissement avance à grands pas aux quatre coins du monde, ouvrant de nouvelles perspectives et soulevant l’espoir. Bien sûr, les traitements des grandes pathologies neurodégénératives comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson n’ont pas encore été découverts. Cela souligne à nouveau, s’il était besoin, l’importance de trouver les moyens de retarder leur apparition, de les prévenir et ensuite, de ralentir leur  développement.

Une chose est certaine, l’alimentation et la micronutrition tiennent une place très importante dans la préservation de la santé cérébrale. S’il existe encore un grand nombre d’inconnues, on sait maintenant que des apports insuffisants en un ou plusieurs micronutriments peuvent avoir des conséquences désastreuses. Des études mettent aussi en lumière qu’existent, dans pratiquement tous les pays, pour des portions de populations plus ou moins importantes, des insuffisances d’apports en vitamines et minéraux essentiels et autres micronutriments.

Des groupes de chercheurs travaillent sur les oméga-3, les polyphénols, les vitamines, les caroténoïdes, les minéraux, les extraits de plantes… Ceci, pour découvrir leurs effets précis et les mécanismes par lesquels ils agissent ? Ils avancent et confirment des hypothèses. Les études d’intervention ne montrent cependant pas toujours les résultats attendus. Il ne suffit pas d’augmenter les apports en tel ou tel micronutriment, il faut aussi s’assurer qu’il est bien capable d’atteindre le site où il doit exercer ses effets.

Brigitte Karleskind

Sommaire

Axe Intestin/Cerveau : Les probiotiques ont-ils un rôle à jouer dans la santé cérébrale ?

Depuis la parution du livre de l’universitaire américain Michael D. Gershon en 1998 dans lequel il présente l’intestin comme un véritable second cerveau, les recherches ont notablement avancé. Elles s’efforcent notamment de déterminer si une modification du microbiote intestinal pourrait avoir une incidence sur l’information transmise au cerveau et, par suite, sur certaines maladies. Des essais sur des animaux et des études cliniques commencent à tester l’influence que la prise de probiotiques pourrait avoir sur la santé du cerveau et l’on commence à parler de psychobiotiques.

Entretien avec le professeur David Devos

Le fer est une molécule absolument essentielle à la vie sur terre et vitale pour l’organisme de l’homme. Pourtant, il peut également avoir des effets extrêmement néfastes.
Nous avons demandé au Professeur David Devos de nous expliquer le rôle joué par le fer dans la progression des maladies neurodégénératives et comment il en est venu au concept de chélation conservatrice du fer.
Le Professeur David DEVOS, Pharmacologie médicale du CHRU de Lille — Université Lille, membre de l’équipe de recherche INSERM UMR_S 1171, est à l’origine de la découverte d’un nouveau traitement neuroprotecteur, la chélation conservatrice du fer, pour la maladie de Parkinson et d’autres maladies neurodégénératives (maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique et maladie d’Alzheimer). Les premiers résultats d’une étude pilote dans la maladie de Parkinson ont été publiés en 2014 et au vu de ces résultats, une étude multicentrique (24 centres) et multinationale (8 pays) a été décidée.

Protéger le cerveau

Le vieillissement s’accompagne très souvent d’un affaiblissement de la fonction cognitive. Pourtant, ce n’est peut-être pas un passage obligé, et l’alimentation et la supplémentation en nutriments spécifiques peuvent exercer des effets protecteurs sur le cerveau et ainsi, prévenir et/ou retarder l’apparition d’un déclin cognitif et de maladies neurodégénératives.

Vitamines B Des apports insuffisants, un danger pour le cerveau

Plusieurs études récentes viennent nous rappeler le rôle particulièrement important que les vitamines du groupe B jouent dans le fonctionnement et la santé du cerveau. Elles soulignent par ailleurs qu’un nombre non négligeable de personnes ne reçoivent pas avec leur alimentation des apports suffisants en une ou plusieurs de ces vitamines essentielles.

Les polyphénols une grande famille d’antioxydants

Les polyphénols sont présents en abondance dans des fruits, des légumes, des graines, des céréales, des plantes, des épices, le vin… Ce sont des micronutriments particulièrement importants pour la santé.
Il existe plus de 8 000 polyphénols végétaux qui sont tous des antioxydants puissants avec des propriétés anti-inflammatoires. La famille des polyphénols inclut, entre autres, les acides phénoliques, les flavonoïdes, les lignanes et les stilbènes. Les flavonoïdes sont les plus abondants dans l’alimentation de l’homme. Les fruits rouges sont les plus riches en polyphénols et contiennent notamment des anthocyanes, un pigment rouge, et des stilbènes. Le resvératrol extrait du raisin, les catéchines du thé vert ou les anthocyanines des myrtilles appartiennent à la famille des polyphénols.

Protéger le cerveau - Les effets multiples des caroténoïdes

On sait depuis de nombreuses années que les caroténoïdes, et notamment la lutéine, la zéaxanthine, le lycopène, la cryptoxanthine et le bêta-carotène sont présents dans les tissus du cerveau et dans une concentration en rapport avec celle mesurée dans le sang. De faibles niveaux de caroténoïdes ont été observés chez des personnes âgées ayant de médiocres performances cognitives.

L’huile de noix de coco et les acides gras à chaîne moyenne

En 2001, une équipe de chercheurs de New York montre, dans certaines régions du cerveau, une réduction du métabolisme du glucose, chez des sujets sans signes cliniques de perte de mémoire. Trois ans plus tard, ces mêmes sujets se plaignent de pertes de mémoire et l’un d’entre eux développe une maladie d’Alzheimer.

Protéger le cerveau - Ginkgo biloba, des effets bénéfiques sur la fonction cognitive

Les extraits de Ginkgo biloba ont des effets bénéfiques sur les fonctions cognitives et sur toute une série de problèmes de santé touchant le cerveau, incluant la maladie d’Alzheimer et autres démences.

Stress & cerveau - Protéger sa mémoire, une raison supplémentaire de lutter contre les effets du stress

En réponse à une situation de stress, les glandes surrénales libèrent de grandes quantités de cortisol, l’hormone du stress. Une élévation durable des niveaux de cortisol, provoquée par un stress chronique, peut créer des  dommages cérébraux irréversibles. Il semble donc important d’essayer de maintenir des niveaux sains de cortisol.

Librairie

- GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES - Brigitte KARLESKIND - Directrice de collection & auteur
Allergies, anxiété, hypertension, arthrose, reflux gastro-oesophagien… À chaque maladie ses solutions !
- UN CERVEAU AU TOP - Bernard Doutres
Le programme qui améliore la mémoire, l’humeur, la concentration, la fatigue et réduit le risque de maladie d’Alzheimer.
- STRESS - LES SOLUTIONS NATURELLES - ANGÉLIQUE HOULBERT
Des solutions puissantes pour ne pas laisser le stress vous tuer à petit feu.

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Rédactrice en chef : Brigitte Karleskind
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