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COMMUNIQUÉ du COS (5/06/2007) : Est-il possible de maintenir une formation de haut niveau en appliquant strictement les décrets ?

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Lire également :

Droit de réponse au communiqué du COS, par M. Roger Caporossi, VP du SNESO

LÉGAL et PAS SÉRIEUX - SÉRIEUX mais PAS LÉGAL ? Xavier Carchereux, ostéopathe démarqué depuis 1992

Commentaires au droit de réponse au COS proposé par le SNESO

Les commentaires et interprétations qui ont accompagné le choix atypique du COS concernant son nouveau format pédagogique nous amènent à intervenir dans le débat sur la formation en ostéopathie et à apporter quelques éclairages concernant les orientations stratégiques de notre établissement.

En « excluant strictement tout enseignement relatif à une approche viscérale ou crânio-sacrée », le législateur a placé les établissements de formation dans une situation de dilemme.

Partagées entre la volonté louable de maintenir un haut niveau de formation (au minimum 5 années selon les recommandations de l’OMS et des organismes professionnels) et l’impérieuse nécessité de satisfaire aux exigences des décrets, condition sine qua non de l’agrément, les écoles doivent résoudre une équation compliquée.

La situation est d’autant plus kafkaïenne que les matières exclues de l’enseignement ostéopathique ne le sont pas forcement de la pratique autorisée aux professionnels !

Comme la plupart des établissements reconnus de longue date, le COS tient à maintenir le niveau d’excellence de la formation ostéopathique qui garantit l’avenir de notre profession et la sécurité des patients.

Pour autant, en sollicitant l’agrément qui autorisera la délivrance du nouveau diplôme, il ne nous appartient pas d’en modifier (ou d’en détourner) les modalités d’application.

Plusieurs questions se sont posées à nous :

En premier lieu est-il bien raisonnable de maintenir un cursus de 5 années de formation … qui serait uniquement dédié à un enseignement structurel ? Certainement pas. Nos étudiants ne le comprendraient d’ailleurs pas.

Doit-on alors conserver un enseignement pluridisciplinaire (incluant notamment le viscéral et le crânien sous des appellations ambigües)… au risque de perdre l’agrément ? Encore une fois, les étudiants feraient les frais d’un dangereux « bricolage » puisqu’ils risqueraient de ne pas pouvoir obtenir ce fameux nouveau diplôme !

Enfin, devons-nous nous inscrire dans le nouveau schéma de formation prévu par les décrets qui malgré leurs insuffisances ouvrent la voie à une réelle reconnaissance de notre profession ?

Ayant répondu par l’affirmative à cette dernière question (comme la plupart des autres établissements), nous avons déterminé les objectifs prioritaires qui devaient dicter notre conduite :

- respecter les nouvelles règles du jeu imposées par les textes du 25 mars

- maintenir les conditions d’une formation de haut niveau permettant l’exercice de l’ostéopathie dans son approche globale

- préserver l’intérêt des étudiants qui s’engageront dans la formation en ostéopathie et privilégier une offre claire et lisible.

Dès lors, nous avons pu déterminer les contours du nouveau cursus de formation :

un 1er cycle de format licence en 3 années débouchant sur la délivrance du nouveau diplôme : ce 1er cycle de formation respecte scrupuleusement les règles … et les interdits formulés dans les décrets.

Un 2ème cycle de format master en 2 années débouchant sur l’actuel D.O. et permettant aux étudiants d’accéder au niveau de reconnaissance défini par les organismes professionnels en France et en Europe. Dans ce 2ème cycle, sera dispensé l’enseignement complémentaire que nous jugeons nécessaire (notamment l’enseignement viscéral et crânio-sacré).

Oui, nous délivrerons donc le nouveau diplôme au terme de la 3ème année comme l’a voulu le législateur. Il nous appartiendra de faire comprendre à nos étudiants l’importance de suivre le 2ème cycle de formation qui leur permettra d’acquérir les connaissances et les compétences d’un ostéopathe complet. Mais cela n’est-il pas au cœur de notre mission d’enseignement ?

Nos détracteurs diront que nous ouvrons la porte aux candidats à un cursus court qui se contenteront des 3 années initiales pour pratiquer une ostéopathie dévaluée. C’est effectivement un risque mais qui existera quoique nous fassions puisque les pouvoirs publics ont posé les bases d’un niveau de reconnaissance au terme de 3 années de formation. Nous considérons qu’il n’est pas dans notre rôle et dans notre intérêt de délivrer un diplôme prévu par l’état au niveau Bac+3 … au terme de 5 ans !

En outre, cela ne modifiera pas fondamentalement la donne par rapport à la situation qui a précédé la promulgation des décrets : qu’est ce qui empêchait un étudiant, avant 2007, d’interrompre sa formation pour apposer sa plaque d’ostéopathe au bout de 3 ans ? Absolument rien !

Au moins, nous avons aujourd’hui un premier niveau de reconnaissance établi et validé par l’état français. A nous tous, professionnels, établissements de formation, organismes professionnels de défendre l’idée d’un 2ème cycle synonyme de formation d’excellence afin de faire évoluer le niveau de reconnaissance de notre profession.

Pour l’heure, si nous acceptons l’idée (et les avantages) d’un futur agrément et d’un futur diplôme, nous devons au moins en respecter les règles et profiter de l’occasion pour présenter une offre de formation claire et transparente vis-à-vis de nos futurs étudiants et éviter de tomber dans le piège des programmes « maquillés ». C’est en tout cas la position du COS qui maintient un cursus global de 5 années tout en respectant scrupuleusement la nouvelle réglementation.

Jacques Weischenck

Directeur Général du COS

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