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Éditorial de septembre 2008
Un manque certain d’optimisme, et pour cause !
Auteur : Jean-Louis Boutin

Le Paysage ostéopathique français (POF) vit des moments plutôt difficiles ces derniers temps et l’optimisme n’est pas en odeur de sainteté ces jours-ci.

Les agréments

La date des agréments est restée fixée au 30 juillet 2008, malgré toutes les assurances des diverses ASP concernant un éventuel décret de prolongation : pas le moindre signe officiel de la part du gouvernement et rien au JO ! De ce fait, nombreux sont ceux qui, n’ayant pas reçu leur autorisation définitive, font les démarches pour saisir les DRASS d’un recours gracieux, on ne sait jamais. De nombreux confrères sont aux prises avec des calculs impossibles d’heures de cours que certaines DRASS leur ont supprimées, alors que d’autres, dans les mêmes conditions, ont accordé le sésame. À ne rien y comprendre ! Et vous voulez qu’on soit optimiste…

Les mutuelles cherchent un label de qualité

Certaines mutuelles accepteraient de rembourser 10 consultations d'ostéopathie par an au taux de 50 % pour un montant de 75 € la consultation... (soit 350 euros annuels) et quelques unes font déjà de la publicité à la TV pour ce remboursement. Toutefois, elles refuseraient de rembourser l'ostéopathie au seul vu de l'autorisation définitive... mais accepteraient un ‘label’ de qualité tel que le DO avec 5000 heures de cours… Certaines mutuelles préféreraient un partenariat direct auprès d’organismes représentatifs qui assureraient un haut niveau de formation et une garantie de qualité des professionnels. Le fait d’avoir comme critère son autorisation définitive et l’inscription à la DDASS serait loin d’être suffisant… Enfin, certaines ASP se regroupent autour de différents labels existants comme Erasmus, AFNOR, etc. alors que d’autres créent leur propre label : OstéoCert® ou celui de Qualité de Service en Ostéopathie®, (tous deux labels de la Chambre des ostéopathes). Et le ROF aurait décidé de n’accepter comme membres que les confrères à 5000 heures !

Attention quand même : la qualité n’est pas liée au nombre d’heures suivies, car à y réfléchir de près, ne seraient bons que ceux qui ont fait 5000 heures et tous les autres ne vaudraient-ils rien, faute d’un nombre suffisant d’heures ? N’est-ce pas une politique de dénigrement que d’aucuns pourraient poursuivre auprès des tribunaux…

Des nouvelles du fichier ADELI

Le fichier ADELI est en pleine restructuration dans la mesure où il doit intégrer les normes des professions de santé européennes. Cela ne devrait pas poser de problèmes en ce qui concerne l’ensemble des professions. Sauf que, pour les ostéopathes, comment concilier la formation française à 2260 heures avec la formation anglaise, nettement au-dessus ? Un casse-tête de plus.

Des feux sans fumée…

En ces temps de rentrée scolaire, comment doit-on considérer une certaine apparence de léthargie de l'ostéopathie devant tant de digressions ? En fait, que de feux sans fumée :

  • Les ostéopathes DO refusés essaient de faire valoir, tant bien que mal, la justesse de leur formation, acceptée par endroit, refusée par d'autres.
  • Le monde médical, même si pour l'instant, cela reste ponctuel, dissipe quelques rudiments d’ostéopathie à leur 2ème année de médecine - un bien pour l'information, un mal pour l'exercice ?
    Parallèlement, on observe des tentatives orientées de création d'une ostéopathie médicale qui serait décisionnaire d'une autre ostéopathie, soumise à prescription cette fois.
  • La sphère de la rééducation, de son côté, n'est pas en reste, de part ses dirigeants qui tirent à boulets rouges sur l'ostéopathie dite exclusive, avançant son incompétence de fait ou de raison.
  • Des formations en ostéopathie : On remarque également que jaillissent, d'ici et delà, des formations en ostéopathie, souvent D.U, en coopération entre une faculté de Médecine et un Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie. On pourrait applaudir de l'élévation de celle-ci à un niveau universitaire, mais ne serait-ce pas le piège de l'enfermement dans un giron médical qui ne supporte pas la non-subordination ? Surtout, si l'on se souvient que, par voie de décret, seuls sont agréés en direct les DIU ou DU reconnus par l'Académie de Médecine, amenant de fait à un acte technique. Quel kinésithérapeute ostéopathe D.O ou D.U passerait une heure à soigner un patient pour 15€30 alors qu'une solution est de sortir de la prise en charge par la S.S, sur fond d'une coordination certaine avec le médecin traitant?
  • Les ASP d'ostéopathes, de leur côté, s'organisent, tout en se battant avec leurs détracteurs, et non sans difficulté, à la reconnaissance de leur exclusivité qui voudrait les amener à la création d'un corps professionnel. Certains se déchirent, d'autres cherchent des solutions soit par voies d'excellences et d'expertises (Ostéocert, Label,...), soit par création d'un syndicat professionnel.
  • Les différents recours en Conseil d'État courent toujours : ce dernier doit donner début octobre sa décision sur le recours en annulation du décret n° 2007-1564 du 2 novembre 2007, relatif aux conditions d’exercice de l’ostéopathie.
  • Les professionnels, dans leur individualité, sont soit militants, soit désabusés et se renferment dans leur solitude, soit pire, sont indifférents et surfent sur la vague.
  • Quant aux établissements, devant des agréments fragiles, remis en cause dans bientôt 3 ans, soit ils profitent d'une manne d'étudiants argentés (voir endettés !), soit ils essaient d'organiser leur excellence, mais sera-ce un critère suffisant pour perdurer ?
  • Et l'État, dans tout cela ? A priori, il a d'autres chats à fouetter, joue sur le libéralisme et surtout maintient fermement sa position de titre et non de profession. Certains en profitent, d'autres paieront l'addition un jour ou l'autre.
  • Jean-Louis BOUTIN et le Site de l’Ostéopathie attendent la décision du Tribunal correctionnel de Nanterre pour le 4 novembre, sachant que ce site est peut-être en train de vivre ses dernières heures dans l’indifférence et la morosité générales.

Devant ce diviser pour mieux régner, quelles solutions, même si l'on rêvait à l'union de gens ouverts et respectueux !

Jean-Louis Boutin

 

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