Menu

Une sélection des livres de la bibliothèque...

puzzle
fotolia 47278801
legislation
fotolia_47482661

Un anniversaire, et après ?
5 mars 2007

Auteur : Jean-Louis BOUTIN

Cela fait maintenant 5 années que la loi légalisant la pratique de l'ostéopathie a été votée par nos députés et sénateurs. Porteuse de beaucoup d'espoir, certains ont vu dans cette loi une reconnaissance officielle de l'ostéopathie et de notre profession. A ce titre, ils sont allés jusqu'au Conseil d'État pour demander à cette haute juridiction administrative la condamnation du gouvernement pour retard de parution des décrets d'application. Qu'espéraient-ils alors ? Une condamnation ? L'obligation donnée au ministre de la Santé de publier rapidement les décrets ? Une reconnaissance de la profession d'Ostéopathe ?

Cette stratégie a profondément divisé l'ensemble des associations socioprofessionnelles. Certains s'y sont ralliés, d'autres n'ont pas suivi et s'y sont même opposés. Qui a raison et qui a tord ? Difficile, en l'état actuel, de se faire une opinion sur l'utilité pour notre profession de telles démarches.

Toujours est-il que 5 années plus tard, après des États généraux particulièrement porteurs d'espoir, et une éphémère Coordination nationale, la profession se retrouve encore plus divisée qu'avant cette loi. La responsabilité des associations professionnelles est considérable : leurs dirigeants, osons le dire, n'ont jamais su aller au-delà d'intérêts partisans et n'ont pas su résister aux influences de plus en plus grandes qu'ont prises les écoles d'ostéopathie de tout bord.

Toujours est-il que cette division consubstantielle des instances dirigeantes de l'ostéopathie a débouché sur un projet de décrets et d'arrêtés particulièrement inique. Mais la faute à qui ? En 5 années, l'ensemble de la profession a-t-elle pu se mobiliser pour proposer un projet cohérent ? s'éloigner de pratiques douteuses ? revoir l'ensemble de ses concepts obsolètes ? Rien n'a été fait ou presque rien. Aucun consensus n'a pu être établi, sauf un seul : une opposition aux projets gouvernementaux.

Les Chiropraticiens ont eu plus de sagesse : ils ont refusé, après le premier projet de décret d'avril 2006, de participer à ce qu'ils pensaient être un projet de démolition de leur profession. Les ostéopathes, imbus de leur orgueil, ont cru pouvoir, grâce à leurs réseaux et à leur influence, forcer le gouvernement non seulement à publier des décrets conformes à leur désir mais l'obliger à reconnaître une profession. Ils n'ont obtenu qu'un partage de titre et une restriction importante de leur pratique. Ils ont obtenu en plus une opposition farouche d'une grande partie du corps médical et des kinésithérapeutes. Alors qu'un dialogue et qu'un consensus aurait pu être trouvé, les prises de position outrancières n'ont fait que rejeter les ostéopathes dans leur isolement.

Ce dimanche 4 mars, la profession n'a pu se mobiliser pour manifester. Selon certaines sources, ils ne furent que 500 à être présents alors que les médias étaient tous là ! Normal vu le désordre dans nos rangs.

Et maintenant ? Notre ministre de la Santé, M. Xavier Bertrand, conformément à ses engagements, publiera avant son départ du ministère, et donc d'ici la fin du mois de mars, les décrets tels qu'ils sont actuellement, comme il en a le droit et comme il s'y est engagé, sans être obligé de tenir compte de l'avis du Conseil d'État. On va voir sortir de terre, de tous côtés, de nouvelles écoles de formation en une année pour les kinésithérapeutes et en trois années pour les étudiants post-bac. Il y a de fortes chances, d'ailleurs, que de nombreux instituts de formation en kinésithérapie proposent une formation d'ostéopathie à la prochaine rentrée scolaire... Là est le vrai danger de voir apparaître une profession au rabais, incompétente parce que mal préparée et mal formée.

Quel désastre ? Tout reste à reconstruire ! Tout reste à faire ! Y aura-t-il parmi notre profession quelques voix qui s'élèveront pour rassembler les morceaux et travailler pour l'avenir de notre profession. L'appel de Bruno DUCOUX, Retour à l'essentiel ? (voir ci-dessous)  restera-t-il sans effet ? Après 5 années de luttes intestines, l'espoir reste-t-il de mise, encore ?

Jean-Louis BOUTIN

Publicité

Votre publicité ici

site pub1

Les Revues

Nous avons 1009 invités et un membre en ligne

Congrès & conférences

Abonnez-vous

abonnement juin17

Nos partenaires

tutosteopathia osteokompass

Calendrier Formation

Septembre 2017
L Ma Me J V S D
1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30

Recevez notre newsletter

captcha 
Aller au haut