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« La vérité si je mens… La vérité est un dialogue »

Bernard l’impertinent, du 04.

L’univers s’est constitué sur un mode chaotique, nos sociétés fonctionnent sur ce mode à la recherche d’un ordre dans le désordre et d’un équilibre dans le déséquilibre.
L’histoire de la médecine s’est construite sans les moyens d’investigation du monde scientifique d’aujourd’hui. Elle a développé un concept basé sur l’étude de l’homme, de son univers et qui a pris une dimension humaniste et philosophique.

Hippocrate de Cos, l’Asclépiade, n’est pas le créateur ni le fondateur de la médecine, par contre il est l’initiateur de l’observation clinique. Sa théorie repose sur « l’altération des humeurs », il préconise une médecine qui « aide la nature dans ses efforts vers la guérison ».

« La vie est courte, l’art est long », tel est le début de ses aphorismes qui furent pendant des siècles, avec le serment (aujourd’hui simplifié), la bible des médecins.

Hippocrate philosophe et médecin poursuivit cette voie humaniste et développa son enseignement en y ajoutant les notions d’observation, d’hypothèse, de synthèse et de devoir.

Son influence restera forte jusqu’aux confins du XIXème siècle à l’égal d’Aristote sur la pensée philosophique. Après Laennec, « la science médicale » chassa la pensée hippocratique et l’arrivée des théories de Pasteur fit qu’à l’esprit de synthèse s’est substitué l’esprit d’analyse.

La rapidité du progrès a cloisonné la recherche, on assiste à un découpage minutieux de la matière à la poursuite de thérapeutiques à effets immédiats. La finalité s’est dirigée vers l’organe et la maladie en oubliant l’homme. La « médecine scientifique » est récente, la « médecine moderne » est née après la dernière guerre mondiale.

Cette médecine en arrive à une connaissance pragmatique de l’être humain, divisé en autant de systèmes que les moyens d’investigation peuvent pénétrer plus profondément la complexité de la structure. Chacun de ces  systèmes devient l’objet, dans la pratique, d’une spécialisation. Le médecin perd ainsi la notion de l’unité de l’être humain.

C’est ainsi que se trouve la principale raison de l’aptitude de la médecine moderne à créer toute une pathologie iatrogène  dont l’OMS déclare qu’elle devancera dans les étiologies, les pathologies naturelles.

Les spécialisations font oublier l’homme dont elles sont censées faciliter l’étude, en créant des séparations, des barrières arbitraires telles que médecine somatique et psychiatrique.

La médecine ne peut plus alors que soigner les troubles suffisamment évolués pour se manifester plus particulièrement dans l’une ou l’autre de ces dimensions de l’être humain.

Puis un jour dans les couloirs des assemblées parlementaires, les statistiques (sciences mathématiques) ont croisé l’économie puis la santé publique dont la médecine.

Le politique a besoin d’une vision à court terme et laisse parler la science. L’économie propose de la science, mais ce n’est pas de la science (dixit les prix Nobel lorsqu’ils sont en retraite).

Cette rencontre réalisa un Bigbang extraordinaire, une véritable découverte ! qui vit l’économie et la médecine devenir des sciences à part entière, enfin le politique pouvait maîtriser, normaliser et mettre en équation et dans des cases informatiques l’homme et son univers impalpable et nébuleux.

Oui ! mais à force de cliquer à droite puis à gauche ! le bug est arrivé au croisement de la médecine et de  l’économie là où le malade et l’émotionnel sont bien présents
C’est ce que rappelle avec force Michel Serres, philosophe contemporain « l’intervention des politiques et des économistes ont profondément modifié la médecine, ils parlent de maladies qui peuvent se comptabiliser et se quantifier. La Médecine elle, parle de malades avec toute sa complexité ».

Oui les maladies permettent de rendre comptable la santé, mais les malades, non !!! Aujourd’hui l’ensemble des professionnels de la santé vont devoir répondre aux exigences normatives de l’Europe notamment du Nord qui exigent des pratiques basées sur la preuve et non plus sur l’affirmation. Professionnels de santé ou offreurs de soins !!!

Dans cette société d’interrogations et d’angoisses qui éloigne les hommes et les individus, le seul mot d’ordre qui pointe le bout de son nez, et résonne la nuit comme au moyen âge

« Dormez en paix bonne gens, nous ferons le reste »
Cette passivité se traduit par « on en a trop et pas assez » et « on ne nous donne rien en retour ». C’est un symptôme de faillite entre le lien collectif ( la confiance ) et l’individu.

On y retrouve ces vieux réflexes que sont la peur, la fragilité, la surprotection et son « matelas ».

Les gens sont conscients de leur impuissance mais par une absence d’outils d’autonomie et un manque d’exemplarité, ils sont face au gouffre et au néant.

Le vide est comblé par des offres de consommation, mais comme on est en panne d’énergie, on a peur de ne pas se défendre contre un système opaque, complexe voire chaotique.

On entre dans le domaine de la passivité, des ambiguïtés, mais comme il n’y a rien d’autres pour s’accrocher, « on pédale dans la mélasse ou dans la choucroute » à vous de choisir.

La surconsommation pharmaceutique est devenu banale et inévitable lorsque le praticien s’obstine dans un diagnostic matériel d’une vérité humaine qui concerne d’autres valeurs.

Certains grands noms de la Médecine ont su conserver leur distance vis à vis de cette « science médicale »
  • Claude Bernard en 1865 écrivait :
« Si l’on décompose l’organisme vivant en isolant ses diverses parties, ce n’est que pour la facilité de l’analyse expérimentale et non point pour les concevoir séparément. En effet quand on veut donner à une propriété physiologique sa véritable signification, il faut toujours la rapporter à l’ensemble et ne tirer de conclusion définitive que relativement à ses effets dans cet ensemble ». Son « introduction à l’étude de la médecine expérimentale » lui a permis pourtant de définir les principes fondamentaux de toute recherche scientifique.
  • Le Dr Leriche (1879-1955) écrivait :
« Ivre d’analyse et de nouveauté, la médecine aspire à une minute de synthèse, elle voudrait reprendre haleine sous le platane de Cos ». Il faut se souvenir que le Dr Leriche est connu surtout pour ses travaux sur le système neurovégétatif, ses paroles ne sont donc pas surprenantes, ni le fruit du hasard.
  • Plus près de nous, le Dr Cambier en 1976 dans la postface de son remarquable ouvrage « Propédeutique neurologique » écrivait :
« La façon dont est acquise la sémiologie détermine la qualité du diagnostic. Le praticien qui se familiarise avec les symptômes et les signes cliniques ne fera bon usage de ce langage que s’il adopte dès son premier contact avec l’homme malade, un mode de pensée physiologique.
Une sémiologie dépourvue de cette dimension est un vocabulaire vide de sens : elle mène en droite ligne à une médecine empirique et à la thérapeutique du symptôme »
Que propose aujourd’hui la médecine officielle ?

C’est une médecine allopathique qui vise à traiter les symptômes, autrement dit les conséquences de la maladie et non les causes.

Elle a toute sa place dans l’arsenal thérapeutique, notamment par la précision de ses investigations et par son pouvoir analytique, mais elle ne sait pas prévenir les maladies ou insuffisamment. Elle est plus à même de faire face à une symptomatologie d’urgence, (médicale ou chirurgicale) ou à des maladies organiques. Elle fonctionne sur un mode cartésien.

De plus en plus de malades refusent en bloc la médecine actuelle et aspirent à une Médecine néo-hippocratique non agressive. Cet appel à une « Médecine générale de l’homme » commence à se manifester dans le corps médical, l’émergence des Médecines dites alternatives en est la preuve, l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie, nous sommes là dans des médecines holistiques qui considèrent l’homme comme un être dynamique dont l’état est en perpétuelle transformation et ceci jusqu’à la mort

L’ostéopathie en particulier, prend une connotation différente vis à vis des patients et même de certains praticiens, elle est trop souvent assimilée aux manipulations articulaires et surtout vertébrales.

Bien sur ce terme recouvre l’utilisation des mains à des fins thérapeutiques, mais sa définition médicale et juridique est très précise  « mobilisations forcées des articulations et réduction des déplacements osseux » cela fait penser aux traitements orthopédiques des articulations, mais ce n’est pas de l’ostéopathie.

En ostéopathie on parlera avant tout de « normalisations » «  d’ajustements»  ou  de « réharmonisations », certainement  pas de mobilisations forcées.

En fait on retrouvera une liberté de mouvements de l’ensemble des tissus, des articulations osseuses, viscérales, crâniennes. Nous devons faire bouger ce qui doit se mouvoir dans le corps, nous devons retrouver l’équilibre dans le corps.

C’est de la médecine ( médium sinere = ramener vers le centre) manuelle holistique, une médecine qui ramène vers l’harmonie, vers l’homéostasie, qui reste fiable, efficace et efficience.

L’ostéopathie est art thérapeutique manuel basé sur la notion de globalité et qui propose des traitements étiologiques, ce n’est pas un catalogue, un répertoire de techniques sanctionnés par un certificat de compétence à pratiquer certains actes.

De plus par son approche holistique et la finesse de son diagnostic clinique d’exclusion et fonctionnelle, elle est réellement une médecine préventive.

En effet c’est en amont de la maladie, donc au début de son évolution, que l’ostéopathie agit le plus efficacement. Elle est aussi une médecine curative dans les troubles fonctionnels.

Il faut se rappeler que notre activité n’est pas une science et encore moins une science exacte, même si elle s’appuie sur une démarche scientifique, c’est avant tout un art et une philosophie .

Elle doit donc prendre sa place dans une médecine de santé publique largement ouverte aux différents concepts de la santé.

Les ostéopathes sont issus des métiers de la santé pour la plupart, mais pas tous. Certains ont eu un accès direct à l’enseignement de l’ostéopathie, ils sont en général de très bons professionnels. En effet ils n’ont pas eu à oublier certains défauts ou interdictions propres à chaque profession de santé.

Il est vrai que des kinésithérapeutes et quelques médecins ont recherché ailleurs une véritable formation de médecine globale, car ils se sont retrouvés après des dizaines d’années d’exercice dans une impasse, d’autres après quelques années de pratique ont trouvé leur formation insuffisante. Ils sont allés à la rencontre des élèves de STILL en Angleterre ou aux USA, ils ont découvert une autre planète avec M. LITLEJOHN et J. WERNHAM ou leurs disciples, comme enseignants à Londres ou à Maidstone.

Nos meilleurs enseignants français d’aujourd’hui, ont une filiation directe avec ces précurseurs.

Ils sont partis nombreux kinésithérapeutes, ils sont revenus ostéopathes et ont trouvé là-bas, non pas une discipline mais un autre métier et la plupart d’entre eux sont restés ostéopathes.

Les médecins, les kinésithérapeutes et les ostéopathes ont des objectifs thérapeutiques différents, donc des activités professionnelles différentes, ils ont et auront des décrets d’applications différents. Le pré-requis des études de kinésithérapie ou de médecine n’a pas lieu d’être dans ces conditions.

Par contre que des passerelles soient mises en place pour les médecins et pour les kinésithérapeutes qui souhaiteraient devenir ostéopathes, cela est tout à fait légitime et souhaitable.

Le médecin aura besoin d’améliorer sa pratique manuelle (soit 1700 heures), quand au kinésithérapeute il devra approfondir ses connaissances en anatomie, physiologie, sémiologie et dans bien d’autres domaines de la pratique médicale( soit 2200 heures), encore une fois la qualité d’ostéopathe ne s’obtient pas dans une pochette surprise, c’est une exigence de formation, de qualité et non de simple reconnaissance .

Au regard des propos précédents, je vois mal un kinésithérapeute ou un médecin effectuer un jour un traitement symptômatologique et un autre jour un traitement étiologique, car si votre formation en ostéopathie a été de grande qualité et si vous exercez votre art, il va vous falloir une bonne dose d’acrobatie intellectuelle pour oublier un jour sur deux les fondamentaux de vos métiers différents. Certains sont encore sur les deux versants, il leur faut du temps pour s’adapter, ensuite chacun fera son choix.

Mais au fait que sont devenues les Médecines ancestrales ou celles des peuples premiers comme on dit aujourd’hui ?

Et bien je vous conseille la lecture d’un remarquable ouvrage :
« Enquête sur les savoirs indigènes » écrit par C.Grosman et JP Barou aux éditions Calmann-Lévy 2002
Je vous laisse le soin d’apprécier et de réfléchir sur la portée de ces quelques extraits du chapitre « les Navajo un peuple médecin » :
«  la nature - physis-, en l’homme comme hors de lui, est harmonie, équilibre. Le trouble de cet équilibre, de cette harmonie, c’est la maladie. Dans ce cas, la maladie n’est pas quelque part dans l’homme ; elle est dans tout l’homme et elle est tout entière en lui, les circonstances sont des occasions, non les causes.
Lisons bien : la maladie naît d’un rupture avec une harmonie, un équilibre. Les causes d’ordre médical que l’on évoque le plus souvent ne sont que circonstances, occasions ; la vraie cause est ailleurs, dans la perte d’un équilibre, d’une rupture, un divorce, une faille avec l’harmonie - univers courbe et parfait.

Par ces brèches, s’engouffrent les virus, les microbes. Et cette rupture, rupture de l’ordre social que le malade a défié par son comportement réactualise le caractère sauvage de la maladie. Oui, deux ordres immanents se font face. La maladie, c’est l’intrusion d’un désordre volontaire, libre, face à l’ordre originel du monde »

Ce texte est tiré de l’ouvrage de G. Canguilhem. Ce philosophe, professeur à la Sorbonne devint médecin en 1943 et soutint une thèse magistrale à Strasbourg qu’il publia en 1972 sous le titre :« Le normal et le pathologique » PUF. Il fut le maître de Michel Foucault.

Il est assez fascinant de constater que, de Canguilhem à Foucault, se trouve résumer ce que les Navajo se font de la maladie :
« Le malade doit réaliser que sa maladie provient d’une rupture avec l’harmonie et que la chance lui était donnée de reconquérir un équilibre, une beauté intérieure sans lesquels il n’est pas de vraie santé… Cet équilibre et cette beauté intérieure sont en correspondance, en connivence avec une beauté, une harmonie plus vaste encore, celles du monde, celles des dieux. Oui la santé est sacrée pour les indiens Navajo.

Il n’y a pas de guérison, sans une remise en ordre et un embellissement des relations qui unissent le malade à ses semblables, à son environnement naturel, la maladie est un manquement à cette relation. La maladie n’est pas pour autant une punition. Ce ne sont pas les Êtres sacrés qui viennent châtier le patient parce qu’il a désobéi à cet ordre créé par eux. Il n’y a, dans cette affaire, ni paradis ni enfer. Ni commencement ni fin. Le seul responsable, c’est le malade. C’est lui, et lui seul, qui guide ses pas vers la santé ou la maladie. S’il s’écarte, c’est son choix ».
« La maladie Navajo était un choix »
Étonnant non ?

Notre action se limite à rendre de l’équilibre et oui nous ne sommes pas les héros de l’histoire, finalement tout se joue pour les indiens Navajo dans l’adhésion du patient à ces rituels, à cette poétique.

Un tel raisonnement s’adresse au mental, à la conscience du malade, appelle l’implication, voire l’introspection. Cette philosophie appelle un sujet actif, engagé… Nous sommes à des années lumière de nos problèmes de nos sociétés et du coût social de notre santé…ah !! pas si sûr.

« Il est à noter combien la médecine moderne a été le soubassement de toutes les sciences de l’homme ; elle instrumentalise l’individu, lui rejette toute responsabilité dans sa guérison ; le sujet devient, se fait objet. Malade ou bien portant, il est passif : il gère son capital santé ou le laisse gérer par les autres, en petit épargnant, en perpétuel convalescent »
Vivez ! disent les indiens Navajo. Mais ne perdez jamais complètement votre pouvoir de guérison. Vivre, ce n’est pas tout faire pour éviter de tomber malade. Non, vivre c’est avoir la capacité de guérir au moment voulu.

G.Canghilhem conclut dans L’idée de guérison «  une chose est d’obtenir la santé qu’on croit mériter, autre chose est de mériter la santé qu’on se procure. En ce dernier sens, la part que le médecin peut prendre à la guérison consisterait, une fois prescrit le traitement requis par l’état organique, à instruire le malade de sa responsabilité inégale dans la conquête d’un nouvel équilibre… »

« La guérison occidentale implique que l’on tue le microbe, alors que l’homme ou la femme Navajo se doivent, pour guérir, de reconnaître leur force intérieure »
Alors les Médecines ancestrales vous semblent-elles toujours aussi archaïques, primitives et à des lustres de nos besoins ?
Aux États Unis en territoire Navajo les deux approches cohabitent au sein même de l’enceinte de l’hôpital !!  pragmatisme américain ? oui peut être, mais toujours aussi étonnant non !.

Depuis plus de 25 ans le mouvement international pour le libre choix thérapeutique (M.I.L.C.T) milite pour la reconnaissance des médecines non conventionnelles, il était présent à Bruxelles le 29 mai 1997 pour le vote historique pour cette reconnaissance par le Parlement européen. Ce mouvement représente l’intérêt des malades, qui passe par la défense de la qualité des soins.

Le Dr Alexis Carrel (1873-1944) écrivait dans L’homme cet inconnu :
« Notre esprit a tendance à rejeter les choses ne correspondant pas aux croyances scientifiques ou philosophiques de notre temps. Trop souvent les scientifiques s’obstinent à croire que les faits qui ne peuvent être expliqués par les théories habituelles n’existent pas ».
Il est temps de laisser aux Médecines humanistes et philosophiques la place qu’elles méritent afin de laisser à chaque citoyen, le libre accès aux Médecines de leur choix et pour les praticiens une consultation de premier rang.

Les médecines conventionnelles et non conventionnelles s’opposent, mais leur opposition contient plus de complémentarité que d’opposition de l’une par rapport à l’autre.

Nous découvrons que les sagesses ancestrales sont connaissances véritables et ont au même titre que les nôtres, un caractère universel.
« Cela nous permet de rejoindre les notions de cultures individuelles et d’unité, de l’unité atteinte non pas malgré la diversité mais grâce peut être pour s’unir » disait Théodore Monod.
Il rappelait les propos de Teilhard de Chardin :
« Pour s’unir, il faut se savoir différent »
Je vous souhaite le bonjour, nous vivons une époque moderne

Bernard l’impertinent, du 04.
www.amota-france.org

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