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Marco GABBUTTI, Ostéopathe - La mauvaise réputation

La loi dit qu'il faut trois ans pour faire un ostéopathe. Nous pensons qu'il en faut cinq pour faire un bon ostéopathe, mais ça, la loi ne le dit pas.

La loi dit que tout enseignement relatif à une approche viscérale ou cranio-sacrée est strictement exclu de la formation. Tant que les patients s'obstineront à consulter sans avoir été au préalable éviscérés ou décapités, tout ostéopathe, pour être digne de ce nom, devrait s'intéresser à ces régions.

Sans même revenir sur les attestations de non contre-indication, ces décrets ne sont pas bons. Par conséquent toute tentative de s'y conformer conduira forcément à des solutions médiocres. Considérer qu'une solution est meilleure relève de jugement de valeur, néanmoins il faut choisir :
1. soumettre à l'agrément une formation en cinq ans, ce qui implique d'abandonner les matières exclues et accepter que les étudiants ignorent tout de l'abord des sphères crânienne et viscérale

2. ou regrouper sur les trois premières années les matières requises par les décrets, obtenir l'agrément pour ces trois années et libérer les deux années suivantes de toute restriction légale afin de préserver un enseignement authentique de l'ostéopathie

Certains ont été choqués de ce deuxième choix, l'émotion est justifiée. Cependant la première option, tout aussi imparfaite, n'émeut personne. Ça ne vous fait donc rien, vous, de savoir que plus de 90 % des futurs ostéopathes vont sortir sans avoir reçu la moindre formation en crânien ni en viscéral ?

Je suis issu du Cos, j'y enseigne aujourd'hui, je sais ce que nos étudiants y apprennent et je sais ce qu'ils valent. Et pour avoir côtoyé de nombreux étudiants d'autres écoles, je peux dire que les différences sont infimes. Je sais aussi qu'on parle beaucoup trop de la poignée d'originaux qui pourraient profiter de ces décrets pour interrompre leurs études au bout de trois ans, et pas assez de la grande majorité qui va poursuivre ses études afin d'acquérir des compétences indispensables dans les domaines crânio-sacré et viscéral.

De grâce, ne nous trompons pas d'adversaire. La plus grande menace est toujours venue de ceux qui considèrent l'ostéopathie comme un adjuvant, un petit plus dans leur pratique quotidienne, qui associent symptôme et bilan ostéopathique pour exécuter une manipulation purement symptomatique, sans précaution et parfois sans dextérité. Jusqu'à présent, aucune école enseignant dans cette optique n'a été agréée.

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