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 TMG fascia 02

Thérapie manuelle des fascias

C. Courraud, Docteur en Sciences Sociales, MKDE, formateur à TMG Concept

Le Site de l'Ostéopathie remercie Christian Courraud et TMG Concept de l'avoir autorisé à publier ces trois articles.

1. Concept de globalité

1ère partie : Concept de globalité

Considéré comme un tissu de remplissage ou de soutien, le fascia a été longtemps le parent pauvre des sciences biomédicales. Depuis les années 2000, les recherches sur le fascia n’ont cessé d’augmenter améliorant la compréhension de son rôle dans le fonctionnement de l’organisme et l’explication des mécanismes d’action des thérapies manuelles du fascia [1]. Certains auteurs avancent même l’idée que le fascia pourrait constituer un nouveau paradigme scientifique pour les thérapies manuelles et la rééducation [2]. Ces nouvelles connaissances viennent ainsi donner un nouvel éclairage aux concepts tels que la globalité fonctionnelle, la lésion tissulaire ou encore l’autorégulation de l’organisme que l’on retrouve dans l’ostéopathie ou la fasciathérapie [3].

Une nouvelle définition du fascia

Les définitions les plus récentes présentent le fascia comme un véritable « organe » dont la particularité est d’être répandu dans tout l’organisme : « Les fascias sont les tissus mous qui composent le tissu conjonctif omniprésent dans le corps humain. Ils forment une matrice continue offrant un support structurel à tout l’organisme. Les fascias interpénètrent et entourent tous les organes, muscles, os et fibres nerveuses. Ils forment un environnement unique pour le fonctionnement des systèmes de notre organisme. » [4]. Cette définition étend le terme fascia à de nombreuses structures conjonctives ayant la même origine (mésoderme), la même composition (fibres, cellules, substance fondamentale) et assurant les mêmes fonctions. Elle efface les lignes de démarcation, érigées arbitrairement, entre les capsules articulaires, les ligaments, les tendons et les muscles. Elle rend compte également de l’existence d’un réseau tensionnel fascial interconnecté, qui adapte l’arrangement et la densité de ses fibres aux demandes locales et établit ainsi des relations dynamiques entre les différents éléments anatomiques. De nombreuses structures sont ainsi considérées comme faisant partie du fascia : « Le champ de notre définition et de notre étude des fascias s’étend à tous les tissus conjonctifs fibreux et inclut les aponévroses, les ligaments, les tendons, les réticanula, les capsules articulaires, les membranes vasculaires et organiques, les méninges, le périoste et les fibres intra- et intermusculaires du myofascia » [4]. Une classification en quatre grands fascias primaires fondée sur l’observation anatomique est actuellement largement admise et rejoint les descriptions fonctionnelles utilisées dans la pratique de l’ostéopathie et de la fasciathérapie [3] : il s’agit du fascia panniculaire (ou superficiel), du fascia axial profond (fusionné au fascia superficiel et englobant les muscles, les tendons, les ligaments, les aponévroses et le périoste), du fascia méningé (englobant tout le système nerveux) et du fascia viscéral, constituant quatre cavités (pleurale, péricardique, péritonéale et pelvienne) [5].

Concept de thérapie manuelle globale et continuité tissulaire : une évidence chirurgicale et manuelleTMG fascia 01

Le concept de « continuité tissulaire » [6] issu de l’observation chirurgicale rejoint le principe d’unité dynamique fonctionnelle ou de globalité concepts clés de l’ostéopathie et de la fasciathérapie [3]. En effet, le chirurgien et le thérapeute manuel pénètrent et découvrent, le premier par l’observation visuelle et le second par le ressenti manuel, cette unité architecturale intérieure, caractéristique du vivant. La « continuité tissulaire » rejoint deux concepts clés de la thérapie manuelle : la globalité de l’intervention thérapeutique et la sollicitation d’une dynamique d’auto-régulation interne.

Elle invite à passer d’un corps anatomique segmenté en parties à un corps unifié dont les parties sont interconnectées entre elles, de la périphérie à la profondeur et en étendue. Elle rompt ainsi avec l’action locale et analytique de la thérapie manuelle et conforte l’idée que la main puisse agir à l’intérieur du corps, accéder aux parties anatomiques les plus profondes (os, intérieur du crâne ou du thorax...) et à celles les plus éloignées de son lieu d’application. La perception manuelle d’une globalité, d’une profondeur et d’une étendue tissulaire qui permet d’orienter le traitement et de prendre en compte le symptôme dans une approche globale semble ainsi confirmée par les observations issues de l’imagerie endoscopique.

La « continuité tissulaire » témoigne également du potentiel d’adaptation et d’auto-régulation de la matière vivante. Lors des mouvements physiologiques ou de toute autre type de contrainte, les fibres tissulaires s’orientent et se reconfigurent de façon spontanée, transmettant et répartissant les forces dans l’ensemble du corps pour maintenir l’intégrité tissulaire. Ce principe d’adaptation intelligente de la matière vivante et des tissus constitue un des éléments essentiels du principe d’auto-régulation locale et globale. La capacité des thérapeutes du fascia à solliciter, par un point d’appui manuel [3], un mécanisme d’auto-régulation interne semble également étayée par l’imagerie endoscopique.

Il nous faut aujourd’hui admettre que les fascias ne sont pas seulement des tissus conjonctifs mais forment le tissu constitutif du corps humain, garant de son organisation, de son architecture, de sa forme et de son intégrité. Le principe de « continuité tissulaire » donne un éclairage nouveau et une pertinence scientifique au concept de thérapie manuelle globale et à la perception tangible d’une globalité tissulaire tridimensionnelle.

C. COURRAUD, Docteur en Sciences Sociales, MKDE, formateur à TMG Concept

Sources

[1] Schleip, R, Findley, T-W., Chaitow, L., Huijing, P. (2012). Fascia, The tensional network o the human body. Churchill Livinstone Elsevier.
[2]. Kwong, E. H., Findley, T. W. (2014). Fascia-Current knowledge and future directions in physiatry : Narrative review, in The Journal of Rehabilitation Research and Development. Volume 51. n° 6. p. 875-884.
[3] Bois, D. (1984). Concepts fondamentaux de fasciathérapie et de pulsologie profonde. Paris : Éditions Maloine.
[4] Schleip, Jäger, Klingler (2012). What is ‘fascia’? A review of different nomenclatures, in Journal of Bodywork & Movement Therapies. p. 496-502.
[5] Willard F. H., Vleeming A., Schuenke M. D., Danneels L. and Schleip R. (2012). The thoracolumbar fascia : anatomy, function and clinical considerations, in Journal of Anatomy, April 2012, Anatomical Society.
[6] Guimberteau J.C. (2012). Architectures d’intérieur. DVD. Endovivo.

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